Récit coquin : Nuit d'orages 5

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Nuit d'orages 5

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Histoire ajoutée le 23/03/2012 par mielpops

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« -Pauline, avez-vous pensé à faire ce que je vous ai demandé tout à l'heure ?
-Oui Docteur. C'est déjà complété, sérié, renommé. Vous allez retrouver toutes les informations nécessaires à chaque patient sur le porte document ici, sur le bureau. Un dossier pour chaque lettre et chaque dossier classé par ordre alphabétique. Dans chaque dossier, un lien qui ouvre sur une nouvelle fenêtre dans laquelle apparaîtront les annexes. Tout est sur clé USB. Grâce au système que j'ai instauré, lorsque vous ferez la clôture de fin de journée, tous les noms, les informations, la date de la consultation, le traitement, le prochain rendez-vous et bien sûr, les honoraires s'y sauvegarderont.
-Et le double papier ?
-Il suit automatiquement. Comme ma précédente collègue, à chaque consultation intégrée sur le système informatique sortira automatiquement sur imprimante et..vous connaissez la suite.
-Ca ressemble en effet beaucoup à ce que faisait Magali mais intégrer le système comptable est une riche idée..Mais vous travaillez bien plus rapidement. Je ne supporte pas les contre ordres sauf s'ils sont logiques et pertinents. Magali a outrepassé ses droits, je n'entends pas revivre ça.
-C'est bien comme ça que je l'ai compris Docteur. Le planning se gère tout seul dès que j'insère un nouveau rendez-vous. A chaque nouvelle donnée, il apparaît automatiquement à jour jusqu'au prochain rendez-vous sans manipulation complémentaire.
-Je vous fais confiance,
-J'y compte bien.
-Ah, votre amie Sophie a appelé...
-Pourquoi vous n'avez pas passé la communication ?
-Vous avez demandé à ne pas être dérangée...
-Pas pour elle ! Qu'elle m'appelle en pause déjeuner ou même en train de pisser, vous me passez la communication Pauline !
-J'ignorais que cette personne était un passe-droit
-Elle n'est pas un passe-droit, elle est ma compagne..Désolée, je ne vous avez pas prévenue »
Sur le visage empourpré de la secrétaire, la gêne est parfaitement visible, les yeux baissés.
« - Non, je ne pouvais pas deviner. Mais je sais maintenant.
Bon, quel est le prochain rendez-vous ?
-Marie-Paule Brosec.
-Connais pas..C'est quoi son souci ?
-Apparemment un passé dont elle pensait être guérie.
-Ok, laissez-moi 5 minutes, je m'accorde une petite pause cigarette. Je vous ferai signe.
-Entendu »

Il ne supporte pas cette chaleur intenable qui l'étouffe sur pied. Il est enfin au frais, se laissant bercer par le ronronnement de l'air conditionné. Allongé sur son lit, il fume une gitane dont les volutes bleutées s'effilochent dans la pièce. Le cendrier est plein. Il a raté le docteur Faraday et le regrette amèrement. Sa silhouette élancée et élégante, ses cheveux blonds, ces yeux aigue marine, sa bouche pulpeuse, un regard perçant et volontaire. Un corps magnifique.. Cette femme est décidément très belle...trop belle, la beauté à l'état brut. L'a-t-elle remarqué ? Le reconnaîtra-t-elle quand il se présentera à elle demain ? Ses longs doigts noueux jaunis par l'usage abusif du tabac tremblent nerveusement. Il sent qu'il est proche du but..Une borne, encore une borne et elle sera à lui..une borne, plus qu'une borne et tout sera fini. Sur le lit Louis XVI de sa suite à 3000 euros la nuit, des dizaines, des centaines de photos d'elle, cette femme qui le rend dingue sont éparpillées. Une bouteille de champagne Dom Perignon largement entamée siège sur la table basse à côté du lit défait. L'écran plasma géant allumé distrait les murs et les nouvelles diffusées ne réussissent pas à capter son attention et à détourner son regard de la photo qu'il tient ferment entre ses doigts noueux.
« Bonjour Docteur
-Bonjour, Madame Brosec »

Camille accueille sa nouvelle patiente. Une plantureuse rousse, encore une, lui fait face. Regard vague et torturé, la femme lui tend la main pour la saluer. Un sourire timide aux lèvres, elle se présente à la praticienne et s'installe sur le sofa après que Camille l'y ait invitée. Son corps splendide n'échappe pas au regard vert de la psy qui la dévisage discrètement. Comme dirait Sophie, les yeux, c'est fait pour voir. Madame Brosec, confortablement installée laisse traîner ses yeux sur le décor de la pièce. Tout est étudié pour le confort optimum du patient : couleurs ocres pastels, sable, quelques notes de doré pour casser la monotonie. Une vaste bibliothèque emplie de tomes volumineux qui traitent, à n'en pas douter du monde obscur de la psychologie. Sur une large partie du mur, face au sofa, un aquarium de poissons tropicaux aux couleurs aussi vives que diverses. Le bulleur fabrique des ronds réguliers qui remontent inlassablement à la surface de l'eau. Le bruit léger du moteur a quelque chose d'apaisant et de rassurant. Une cafetière expresso trône à côté de l'imposante bibliothèque. Sur le bureau de Camille, des dossiers, impeccablement rangés, un gobelet regorge de crayons mine, des cadres photos en grand nombre. Un ficus géant et magnifique se tient près de la porte fenêtre qui laisse entrer un filet d'air.
« un café ?
-je veux bien, merci..Magnifique votre aquarium, j'en ai jamais vu d'aussi beau
-C'est ma fierté et j'adore ces bestioles. Ce monde du silence est pour moi un peu un exutoire.
-Je comprends, rien de tel pour se calmer parfois.
-Oui...tenez, j'espère que vous aimez le café italien
C'est le meilleur
-Entièrement d'accord
-Bon, on y va quand vous êtes prête...Madame Brosec »

Marie-Paule Brosec raconte alors sa vie à Camille qui l'écoute attentivement d'une voix monocorde, entrecoupée parfois de trémolo ; Seul le ronronnement du moteur dans l'aquarium est perceptible dans l'atmosphère pesante de cette fin d'après-midi de juillet : Une enfance malheureuse auprès d'une famille déchirée par la perte d'une jeune sœur, l'alcoolisme notoire d'un père violent et incestueux, une mère battue qui déteste sa fille, une homosexualité très vite prononcée, le rejet conséquent de sa famille, une vie de galère qu'elle a réussi à surmonter mais qui revient à elle comme un boomerang et qui lui pèse de plus en plus. Le portrait que peint la femme rousse de sa vie est quelque peu classique mais tellement prenant. Un mariage arrangé, une vie remplie de cotillons et de paillettes, une prison dorée mais un schéma répété : époux violent et alcoolique.
« Aidez-moi à oublier, aidez-moi à me donner la force de tout plaquer et à vivre ma vie Docteur »
« Asystolie, E.E.G plat. On arrête dit Sophie. Il ne réagit pas au traitement : atropine, adrénaline. Rien à faire. On arrête. -Heure du décés ?
-16h47
-Merci, vous avez néanmoins été efficaces et fait de votre mieux. Rendez le présentable, je vais voir la famille.
Salle d'attente B
-Merci »

Sophie retient son vague à l'âme et éprouve du mal à réprimer les larmes qui troublent ses magnifiques yeux bleus. Mourir à 15 ans devrait être interdit. Ce gamin, elle n'a pas pu le sauver malgré une réanimation de quarante-cinq minutes. Annoncer la mort d'un proche est la plus lourde tâche qu'un médecin ait à accomplir. Elle se dirige, tel un automate à la salle d'attente où sont installés les parents du pauvre gamin. Les murs blancs de la pièce pourtant bien éclairée accentuent le côté morbide de la situation. Avec toute la délicatesse et toute l'humanité du monde, elle s'adresse aux malheureux parents qui s'accrochent encore à un dernier espoir.
« Votre fils est arrivé dans un état critique avec de nombreuses lésions cérébrales et abdominales ayant entraîné une hémorragie massive. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour le ramener à la vie mais ses blessures étaient gravissimes, nous n'avons pas pu le sauver. Je suis sincèrement désolée, votre fils est décédé...je vous prie d'accepter mes condoléances... »

Une sale journée, comme elle les déteste tant. Rester distante avec les patients et les proches, c'est sa façon de ne pas le laisser imprégner par le malheur des autres, sans être inhumaine pour autant et insensible à leur douleur. C'est sa façon de pouvoir avancer, tenir et faire son boulot correctement. Elle traverse le grand couloir blanc et bifurque sur la gauche, ouvre la porte et s'installe à son bureau, attendant la prochaine urgence. Elle regarde le cadre posé sur le meuble, une photo de Camille et elle pendant leurs vacances en Chine. En arrière-plan, la muraille. Le seul édifice visible depuis la lune parait-il. Sophie s'abandonne volontiers à ces souvenirs doux et paisibles en compagnie de l'amour de sa vie.
Son téléphone portable se met à vibrer. Elle regarde l'écran lumineux, valide et lit : « Les cornes te vont à ravir ». Impossible de savoir qui a envoyé ce message odieux, l'expéditeur a pris soin de ne laisser aucune trace pouvant l'identifier.

Sophie repose sont téléphone sans conviction, mais quelque peu perplexe. Qui a bien pu envoyer ce message odieux et lui était-il réellement destiné ? Elle n'a pas le temps de creuser la question, l'alarme stridente du bipper la sort de sa torpeur. Sophie lit le code affiché sur l'écran lumineux, se lève, finit rapidement sa tasse de café, enfile sa blouse blanche et repart au front. La vie continue....
« Apposez chacune vos initiales à chaque bas de page et vous paraphez à la dernière. Je vous remets symboliquement la clé de la maison dont vous êtes officiellement propriétaires à ce jour puisque vous jouissez déjà de l'habitation comme cela a été entendu avec les vendeurs lors de la signature du sous seing il y a un mois. Mesdames, permettez-moi de vous dire que vous avez fait une bonne affaire et je vous en félicite »
« Et toi donc pense Camille en le fixant avec son plus beau sourire :16 000 euros de frais, tu te graisses bien la patte gros cochon. Encore heureux que le taux est de 2,5% et qu'on t'a sucré 6500 euros sur la cuisine »

A ce même moment, les deux jeunes femmes se regardent d'un œil complice et le décor disparaît, le notaire, les vendeurs, l'agent immobilier, la secrétaire, le reste du monde. Elles savourent cet instant magique, se projetant de concert dans leur cocon, leur nid d'amour où elles passeront leur vie ensemble. Camille, furtivement, glisse sa longue jambe sous la table hexagonale et vient caresser du dos de son pied mutin le mollet de Sophie qui reste impassible. Ne voyant aucune réponse, elle accentue sa pression et remonte jusqu'au genou où elle s'attarde, fixant avec insistance le regard de sa compagne, qui ne réagit toujours pas. Elle tombe alors son escarpin et lance un dernier assaut sur le genou de Sophie en lui labourant le pied de ses orteils. La secrétaire du notaire, une élégante femme brune à la cinquantaine magnifique sursaute alors et lève la tête en direction de l'assistance et cherche d'un œil inquisiteur l'assaillant. Camille comprenant sa méprise, rechausse son escarpin et se prend d'un soudain intérêt pour les copies d'Utrillo qui tapissent, innombrables, les murs du cabinet notarial. La secrétaire, pas dupe et bonne joueuse, retient un franc éclat de rire et range soigneusement l'acte notarié fraîchement signé.

C'est sous un soleil de plomb que les deux jeunes femmes se dirigent vers leur véhicule. Chaque mètre parcouru est une victoire sur cette chaleur écrasante qui sévit sur la ville depuis plus de deux semaines. Elles traversent le petit square quasiment désert, main dans la main. Pas une once de vent qui pourrait rafraîchir l'atmosphère, pas un frémissement dans les feuilles des marronniers géants, les étendards publicitaires du concessionnaire restent désespérément immobiles, les rares passants courageux semblent évoluer au ralenti.
« Depêche-toi, ouvre et mets la clim à fond
-On va crever avec cette chaleur, c'est pas possible, qu'est-ce-qui va encore nous tomber dessus ?
-Hop, à la maison.. C'est génial que les proprios nous aient laissées y rentrer avant l'acte définitif ! On peut dire qu'on dort chez nous ce soir !
-Moui, enfin répond Sophie dans un murmure. Ça va être le pied de dormir au milieu des cartons et de tout ce fouillis ! .Ca fait une semaine qu'on campe là-dedans, on a même pas eu le temps de défaire le tiers de nos cartons.
-Bah, c'est rigolo ! On a jamais le temps de faire du camping ! On mange au milieu des cartons, on fait l'amour au milieu des cartons..
-Tu t'accommodes de tout toi hein !!
-Bein ouais, faut bien mon cœur !
-Je vois oui ! Dis-moi, qu'est-ce-qui s'est passé chez le notaire ? La secrétaire était rouge écarlate .
-Je lui ai fait du pied
-hein ?
J-e pensais que c'était toi. Le pire, c'est que je l'ai fait 3 fois et qu'à la troisième, j'ai même retiré mon escarpin pour te malaxer les orteils..
-ho la honte !
- Mais enfin, où avais-tu mis tes jambes chérie ? »

La route qui les conduit à leur splendide demeure leur paraît bien courte tant elles s'amusent de cet incident. La chaleur, le vent violent qui se lève et fait virevolter en tourbillons gracieux les feuilles qu'il a capturées, rien ne vient troubler leur fou rire. Même le jeune homme élégant garé dans la file voisine dans sa Porsche Cayenne en fait les frais lors de leur arrêt au feu rouge. Pensant attirer l'attention des deux femmes dans son bolide flambant neuf et ses accessoires chromés rutilants, les doigts chargés de bagues en or, une montre quartier hors de prix, et une chaîne du même métal ornant sa poitrine velue, l'homme a le type rital macho. Les cheveux noirs corbeau peignés en arrière dégoulinant de brillantine, il ajuste ses Rayban tout en les fixant. Il leur adresse un bonjour de la main tout en faisant gronder les chevaux de son puissant véhicule avant de descendre légèrement ses lunettes sur son nez et leur adresser des clins d'oeil qu'il veut ravageurs. Camille et Sophie se consultent du regard et repartent en un fou rire irrépressible devant ce dragueur invétéré sorti tout droit des années 60. Croyant avoir atteint son but, l'homme leur sourit de plus belle mais ses lèvres se figent alors que les deux amantes soudent leurs bouches en un baiser long et passionné. Le feu passe au vert, les véhicules dans la file de la Porsche avancent. L'homme en fait tout autant mais continue d'observer les deux jeunes femmes dans son rétroviseur, complètement ahuri, jusqu'à ce qu'un choc et un bruit de tôle froissée le fasse revenir sur terre. Il vient d'emboutir la voiture qui le précède. Camille et Sophie dont le feu est également passé au vert, le dépassent dans leur décapotable en répondant à ses petits signes de la main et lui décocher leur plus beau sourire.

Les deux jeunes femmes rient toujours aux éclats quand elles pénètrent dans leur immense demeure. La fraîcheur ambiante de la pièce leur apporte instantanément une sensation d'apaisement et de bien-être. Elles traversent le grand salon, se frayant un passage au milieu d'innombrables cartons et arrivent à la cuisine, se précipitent sur le frigo dont elles ouvrent rapidement la porte avant de se saisir de canettes de bière dont elles sont friandes et dont elles savourent la texture aussitôt.
« Non, mais pour qui il se prenait ce macho à la gomme !!??
-Putain, la dégaine !
-Sa chemise avec son col pelle à tarte, je déteste ça !
-Et tous ces poils qui dépassaient ! Beurk.. »

Camille chausse les lunettes de soleil qu'elle avait déposées sur ses cheveux bruns et dégrafe son chemisier jusqu'au troisième bouton puis s'approche de sa compagne en imitant l'incomparable Aldo Maccione, avale une goulée de bière, lâche un rot digne d'un mec et lui décoche un sourire clownesque avant de lui murmurer « Tu montes chérie ? » Sophie qui se prend à son jeu, avale à son tour une gorgée de liquide, dépose sa boisson sur la table de travail et se colle à Camille .« Hum beau gosse, fais-moi grimper aux rideaux » Joignant le geste à la parole, Camille la saisit par la taille et l'assoit à côté de la canette avant de se glisser entre ses cuisses qu'elle se met à caresser au travers du fin tissu puis qu'elle remonte délicatement jusqu'à l'aine. Elle vise alors les petites perles de sueur qui constellent le buste de Sophie et les capture une à une du bout de sa langue après l'avoir embrassée tendrement et tout en continuant de la caresser. Sa tête besogneuse explore chaque parcelle, chaque recoin, se rapprochant au plus près de ce corps qu'elle chérit. Sophie se penche en arrière, s'offrant davantage aux mains expertes de sa jeune maîtresse, tout en l'emprisonnant de ses bras et embrassant sa tignasse brune. Camille, plus entreprenante, se penche sur elle et l'invite à s'appuyer sur la paroi, laissant accès au zip de sa robe légère, qu'elle se met à défaire lentement avant d'en écarter les pans et d'honorer les deux dunes fières aux pointes dressées. Ses mains viennent s'unir à celles de Sophie avant de parcourir ses flans, ses hanches, ses cuisses.

Sophie se dresse alors doucement, voulant apporter son écot au désir de sa compagne qu'elle décide d'emmener avec elle au bout du plaisir. Elle dévore ses lèvres, son visage qu'elle prend délicatement entre ses mains avant de souder à nouveau sa bouche à la sienne et que leurs langues s'unissent. Sans relâcher son étreinte, elle descend le long du corps de Camille se dresse contre elle. Elle en dévore avec passion la bouche alors qu'elle dégrafe précipitamment les derniers boutons de son chemisier tout en la poussant de son corps plus au centre de la cuisine. Les mains de Camille caressent avec frénésie les fesses de Sophie puis attrapent le bas de sa robe qu'elles lui ôtent rapidement et qu'elles envoient valdinguer ensuite au milieu de la pièce. Leurs lèvres refusent de se séparer, leurs mains de se caresser. Elles se déplacent en aveugle, prises par leur passion, rongées par leur envie dévastatrice l'une de l'autre avant de perdre l'équilibre sur un des cartons et de choir mollement sur les gros sacs en toile et de rouler à même le sol. Le contact frais du carrelage sur leur peau nue agit sur elles comme une décharge électrique et elles redoublent d'ardeur. Leurs mains ciblent directement leurs sexes trempés sur lesquels elles évoluent à l'unisson et dans une harmonie parfaite. Quelques instants plus tard, les deux jeunes femmes s'allongent et entremêlent leurs jambes, sexe contre sexe avant que leurs hanches n'entament une danse langoureuse, charnelle. Leurs pouces se posent respectivement sur leurs boutons et impriment de tout petit mouvement circulaire tout en appuyant ingénieusement, arrachant aux deux femmes de profonds gémissements. Elles arrêtent leur étreinte, le temps de se caler confortablement sur les sacs, Camille chevauchant Sophie qui l'invite à s'ouvrir au passage de son bras. Leurs mains reprennent alors leur besogne et les deux femmes tout en s'embrassant avec une infinie tendresse se pénètrent mutuellement avant que Camille entame un va et vient sensuel entre les cuisses de Sophie. Dehors, le vent redouble de puissance, aussi densément que l'énorme lame de fond qui les entraîne quelques instants plus tard dans le tourbillon d'une jouissance extrême.

« Madame Brosec ne lâche toujours pas prise chérie ?
-Non, visiblement, elle ne perd pas espoir que je tombe dans ses filets
-Dis moi franchement...Elle est super canon, c'est bien ce que tu m'as dit ! Tu n'es pas tentée ?
-Chérie, répond Camille, sérieuse. C'est fini l'époque où je couchais à gauche et à droite, que je sautais sur tout ce qui bouge. Cependant, je reconnais, elle est très séduisante, mais elle ne t'arrive à la cheville.
-Tu sais très bien ce que j'en pense et que jamais je ne t'empêcherai une tentation.
-Chérie, je t'ai toi, si je ne te l'ai pas dit mille fois, je ne te l'ai jamais dit. Allez tourne toi, que je te savonne..
-N'empêche que si tu as envie de te la faire, tu peux..
-Tu m'emmerdes, tourne toi j'ai dit
-Oui chef.
-Mais pourquoi tu me dis ça tout d'un coup ?
-Parce-que je reçois des textos et chaque fois, c'est le même message : les cornes te vont bien..
-C'est quoi cette histoire ? Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ?
-J'ai cru d'abord que c'était une erreur mais ça s'est renouvelé 3 fois depuis un mois
-En gros, depuis que je suis Madame Brosec quoi.
-Oui,
-Donc tu voulais savoir en fait si je couchais avec elle ?
-Ca n'est pas ça l'important, mais ça aurait au moins justifié les textos. Et c'est gonflant, impossible de savoir qui envoie les messages, l'expéditeur est inconnu bien sûr
-Ca ne peut être que quelqu'un de proche en tout cas sinon, je ne vois pas qui. On finira bien par trouver.
-J'espère en tout cas. Je trouve ce genre de comportement complètement nul et dégueulasse.
-Oui. Mais ce qu'ils ignorent c'est que tu es la plus merveilleuse des femmes et quoiqu'ils fassent ou disent, rien d'autre ne compte pour moi que toi....viens ici chérie.»

La douche devient alors le témoin privilégié de leur union. Deux corps superbes tendus par l’envie, transpirant l'amour et le désir. L'eau déferle en cascades cristallines sur leurs peaux satinées, leurs lèvres se scellent, leurs corps se soudent, elles ne font plus qu'une. Leur baiser interminable et passionné perdure dans un élan fusionnel incontrôlable. Les mains se cherchent se trouvent, se perdent sur des corps affamés de tendresse et de caresses. Puis elles descendent très lentement au sol sans avoir séparé leurs bouches, ni desserré leur étreinte. Sophie arrête sa course, assise contre le mur, Camille à sa droite, à genoux, jambes ouvertes, la tête légèrement inclinée et sous celle de sa compagne, elle savoure savamment ses lèvres tout en caressant son sein gauche. Elle suit de sa main droite le galbe parfait de sa cuisse, descend jusqu'à sa cheville où scintille une chaînette en or massif qu'elle lui a offerte et remonte par le même biais avant de la diriger sur son sexe qu'elle se met à énerver quelques instants. Leurs baisers redoublent en puissance et densité, leurs langues se cherchent, se trouvent, se livrent bataille dans un recommencement perpétuel chaque fois plus sensuel et voluptueux. Sophie laisse courir ses mains sur la peau douce et halée de sa compagne avant d'envelopper dans un élan d'infinie tendresse les seins fièrement dressés alors que la bouche et la langue de Camille s'affairent déjà sur les siens. Sa langue gourmande dessine le contour des aréoles, titille leur pointe avant de les aspirer, de les relâcher et de recommencer. Sa langue abandonne sa caresse et vient tracer un sillon humide dans la vallée de ses seins avant de venir s'enrouler à celle de Sophie qui en profite pour reprendre l'exploration de ses seins.

Camille l'invite alors à s'allonger à même le sol de la douche où l'eau chaude continue de se répandre, se penche sur elle et couvre son visage de baisers sulfureux alors que de sa main elle entame une danse sensuelle entre les jambes de Sophie qui accueille cette caresse dans un gémissement profond. L'index gourmand et fureteur disparaît dans les chairs molles et chaudes avant de remonter sur le bouton et d'en faire le tour dans un sens puis dans l'autre et de disparaître au plus profond de son intimité dont il explore les parois quelques instants puis ressort chargé d'une liqueur généreuse et abondante dont Camille s'empresse de goûter la saveur. La jeune femme brune remonte sa tête ensuite sur celle de Sophie, l'embrasse longuement et la chevauche en positionnant sa droite jambe entre celles de sa maîtresse avant d'entamer un délicieux va et vient qui les enflamme instantanément. Cuisse contre sexe, puis sexe contre sexe, les deux femmes évoluent dans un ballet harmonieux et torride. Les mains se caressent, se cherchent, se marient, se caressent à nouveau, explorant chaque parcelle, chaque recoin, à la recherche de frissons nouveaux. Les bouches se font, se défont et se retrouvent. Camille se redresse et invite Sophie à se positionner sur le côté avant de remonter sa cuisse et de s'allonger face à elle, où un sexe gonflé et humide s'offre à ses yeux emplis d'un désir fou. Elle se met alors à caresser à pleine main les fesses de Sophie tout en embrassant ses hanches et son ventre, faisant glisser ensuite un doigt de la chute de ses reins jusqu'à son sexe, avant d'écarter d'une main experte les deux pans de chair ferme et de souffler sur son sexe dont elle ouvre et ferme les lèvres et caresse le bouton. Sophie se contorsionne de plaisir, yeux mi-clos, bouche entrouverte d'où s'échappe des gémissements de plus en plus significatifs. Camille couche sa maîtresse sur le dos et positionne sa tête entre ses cuisses, humecte son pouce avant d'énerver le bouton de sa compagne et de le lécher voluptueusement. Sophie remue, Sophie ondule, Sophie crie et jouit sur la bouche de Camille qui la boit avec délectation avant de savourer ses lèvres dans un baiser sans fin. Sophie prend la suite des opérations et chevauche Camille dont elle goûte la peau, baiser après baiser, passant par les seins, le ventre, les cuisses pour finir enfin sur le sexe dont elle caresse les chairs détrempées de sa langue gourmande. Elle l'embrasse, l'aspire, suce et aspire son bouton, le contourne, le titille, l'énerve. Sa tête s'affole, Camille aussi, qui rapidement, est submergée par un orgasme puissant et profond.

Sophie la chevauche et vient lui offrir le baiser du dernier frisson mais la main de Camille déjà œuvre entre ses cuisses, affolant à nouveau son sexe de son pouce avant de se glisser entre ses jambes et la goûter.
« A qui le tour Pauline ?
-Mme Brosec...elle attend depuis plus d'une heure
-Mais enfin, j'ai pris tant de retard ?
-Non, elle avait juste un peu d'avance et....
-C'est quoi ces fleurs ?
-Mme Brosec..
-Et en quel honneur ?
-Vous le savez aussi bien que moi.. Elle lâche pas le morceau !
-e vois...
-Ah, Camille !
-Bonjour Madame Brosec. Passez dans mon cabinet s'il vous plaît, c'est à vous !
-Bonjour, ah je suis si contente de vous voir ! Elles vous plaisent mes fleurs ?
-Elles sont magnifiques, mais p...... ?
-J'avais envie de vous faire plaisir
-Non, je ne suis pas d'accord, on en a déjà parlé.
-Chuis pas assez sexy pour vous ? C'est ça ?
-Là n'est pas le problème..
-Mais alors quoi ? Chuis trop grosse, trop maigre ? Pas à votre goût ? » Lance Madame Brosec d'un ton rocailleux et langoureux..
-Pas du tout, vous êtes une belle femme et fort appétissante mais...
-Mais quoi ? Qu'est-ce-qui vous freine Camille ? » Madame Brosec est à présent collée à la praticienne qui sent son souffle chaud tout contre ses joues. Elle n'a pas le temps de répondre que la sculpturale rousse a déjà couvert sa bouche de la sienne, lui décochant un baiser d'abord doux puis fort entreprenant. Camille sent alors ses jambes se dérober sous elle et se surprend à fermer ses paupières sous la magie de ce baiser. Profitant de ce moment de faiblesse qu'elle a décelé, Madame Brosec sans tabou aucun enveloppe les seins de la jeune brune et les pétrit voluptueusement. Sa bouche dévore celle de Camille, ses mains parcourent son corps.
« Ca suffit, arrêtez, non, je ne veux pas..laissez-moi tranquille. -Je vous ai dit non, c'est non !
-Soyez pas stupide, vous en avez autant envie que moi chérie..
-Non,
-Qui avait les jambes flageolantes il y a quelques secondes ?
-….
-Vous voyez bien chérie » continue Madame Brosec de sa voix envoûtante. Joignant le geste à la parole, elle glisse sa main sur les hanches de la praticienne avant de la diriger plus bas, ce qui a pour effet de faire bondir Camille et d'échapper aux assauts de son assaillante. « Cessez je vous prie. Sachez que je n'attends rien de vous et ne veux rien de vous. De deux choses l'une, soit nous continuons votre thérapie sur le champ et j'oublie, soit vous reprenez la porte. Ce que vous venez de faire est à la limite de la tentative de viol mais je veux bien passer l'éponge. Vous arrêtez vos conneries et basta. »

Camille jette un œil sur sa montre, la journée est enfin terminée. Jamais son travail ne lui a paru aussi pénible qu'aujourd'hui. Et pourtant, ce qui s'est produit était prévisible. Madame Brosec lui faisait des avances depuis un bon moment, pour ne pas dire du rentre-dedans. A vouloir refuser l'évidence, elle a fini par en faire abstraction et à se faire piéger. Elle salut Pauline, sa secrétaire, qui finit de ranger quelques dossiers dont celui de la sulfureuse rousse qui l'a quittée, un éclat haineux dans le regard. Ensemble, elles sortent du cabinet puis se séparent sur le perron. Camille, encore tremblante, fouille fébrilement son sac, à la recherche de ses clés – non mais quel foutoir le sac d'une nana- finit par les trouver. Son Audi est à quelques pas mais elle sent soudain un besoin vital de s'enivrer de l'air que le vent vient plaquer avec violence sur son visage teint par l'émotion. L'air à l'extérieur est aussi lourd que celui qu'elle vient de quitter, on dirait que quelque chose est en train de se préparer. Elle ouvre la porte de son véhicule, s'installe, met la clé dans le contact et démarre. Direction la maison où l'attend Sophie qu'elle a hâte de retrouver et de blottir contre son cœur.

Pauline jette avec rage le trousseau de clés dans le cendrier sur le meuble en chêne massif qui orne l'entrée de son appartement. Le bruit du métal dans le cristal émet des cliquetis sinistres, déchirant un silence pesant et assourdissant. Elle envoie valdinguer ses chaussures avec rage dans la pièce et se dirige vers le bar où elle se sert une rasade de whisky qu'elle engloutit d'un trait. Le plan, son plan, qu'elle croyait infaillible vient de capoter. Elle ne pensait pas que Camille allait résister aux assauts de Madame Brosec. Cette pimbêche s'est donc rangée à une vie plus saine et plus sobre ? Dans son cerveau en surchauffe, l'affront subi, l'échec cuisant font monter en elle une vague de haine profonde. Puisque Sophie refuse toute discussion, puisque Camille n'est pas tombée dans les bras de la rousse, se présente à elle dorénavant la solution suprême, se venger des deux femmes en même temps. Un second verre de whisky englouti aussi rapidement que le précédent, un revers de main passée rageusement sur l'écume de ses lèvres, ses neurones passent au rythme supérieur, travaillant sans relâche au plan qui assouvira sa vengeance sur celle qui a gâché sa vie et celle qui est responsable de ce gâchis. Sa rage nourrit sa haine et sa haine nourrit sa rage. Cette montée empirique de noirs ressentiments dessine dans son cerveau malade l'ébauche de noirs desseins. Troisième rasade, cul sec. Un sourire maléfique aux lèvres, elle vient de trouver dans les embrumes de l'alcool, la solution ultime à sa vengeance. Les haut-parleurs de la hi-fi dont elle a mis le volume au maximum crachent un tube des années 80 , « run to the hills » des Iron Maiden. Quatrième rasade. Elle lève son verre à son plan machiavélique, le boit d'un trait. « A ta santé chérie, tant qu'il t'en reste... ». Dehors, la nature commence à se battre contre les éléments, le ciel a pris un teint gris-vert, le vent redouble de violence, l'air devenu suffocant et électrique.
« Mmmm, ça sent bon... Dit Sophie en se lovant dans le dos de Camille et lui enserrant la taille. Des lasagnes ?
-…..
-Et c'est un de mes plats favoris aussi. Mais des lasagnes en plein mois d'août...dit Sophie d'un rire moqueur
-Oh s'il te plaît chérie, je pensais que ça te ferait plaisir !
-Je te taquine mon amour, ça sent vachement bon ! tain, ça donne envie ! Ta journée s'est bien passée ?
-Oui mon amour, et toi ? Qu'as-tu fait ?.. Une petite mousse. ? -Il est 18h, on a largement le temps de s'en siffler une avant d'attaquer les lasagnes.
-T'en as fait pour un régiment ! Merci chérie »

Camille abandonne son plat de lasagnes, ouvre le frigo américain et se saisit de deux Budweiser bien fraîches mais au moment où elle referme la porte, elle laisse échapper une canette qui vient s'éclater contre le carrelage au sol. Le liquide doré et pétillant s'échappe de l'aluminium en un jet puissant et s'étale un peu partout dans la pièce. « Et merde ! Merde, merde et merde ! C'est la journée putain !
-Mais c'est pas grave mon ange ! Attends, je vais t'aider...
-Laisse, je m'en débrouille..
-Tu es énervée mon ange, tu es sûre que ça va ?
-Mais oui, ça va mon cœur
-Je n'en crois pas un mot. Tu as des soucis ? Dis-moi ce qui va pas Camille.
-Je t'assure que ça va bébé, juste une mauvaise journée qui se termine et que j'ai envie d'oublier.
-Pourquoi, que s'est-il passé ?
-Rien, rien, je t'assure..
-Camille.....Je ne t'ai vu dans un tel état que très rarement. Ne me ment pas, je vois très bien que ça va pas. »

Camille finit d'éponger nerveusement les dernières traces de boisson qui maculent le sol. Sophie l'observe tranquillement et attend que sa compagne se décide à parler. La voir dans cet état l'inquiète un peu. Soudain, une rafale plus forte que les autres fait claquer dans un fracas assourdissant la porte saloon qu'elles sont fait installer dans leur espace cuisine.
« allez chérie, raconte-moi...
-C'est juste que J'ai vraiment passé la pire journée de ma vie. -Elle a osé. Elle s'est jetée sur moi, m'a embrassée et pelotée. Je l'ai même pas vue arriver. Elle m'a plaquée contre le mur et m'a …
-Madame Brosec ?
-Qui veux-tu que ce soit d'autre ? » Sophie a envie de rire aux paroles de sa compagne mais l'air grave qu'elle observe sur son visage la dissuade de le faire.
-Elle m'a fait livrer un énorme bouquet de fleurs, elle se pointe, me saute dessus et me tripote comme une poupée gonflable..Le pire, elle m'a coincée et j'ai rien pu faire. Ca, encore, ça pourrait être risible chérie..Mais ce qui m'effraie le plus, c'est le regard, ce regard qu'elle avait quand je l'ai envoyée chier .Un regard à glacer le sang. J'ai lu de la folie sur son visage..Je peux me tromper, mais j'en doute...Elle m'a fichu une sacrée trouille.. »

Deux bières et deux cigarettes plus tard, les jeunes femmes savourent tranquillement leur repas devant l'écran plat géant qui trône sur le mur principal du salon. La chaîne diffuse un vieux film de Marlène Dietrich, une actrice qu'elles affectionnent particulièrement toutes les deux : L'agent triple x. Dehors, le ciel s'est assombri en peu de temps et le vent apporte à chaque bourrasque des nuages encore plus noirs et menaçants. Sophie et Camille engoncées dans le sofa moelleux ne prêtent pas attention à ce qui se passe à l'extérieur, absorbées par ce qui défile sous leurs yeux. L'agent triple x est démasquée, elle toise ses prédateurs sous ses lourdes d'un air arrogant, fière malgré la mort qui l'attend. C'est le moment qu'elles préfèrent, quand Marlène se tient droite dans son trench coat noir et sa lourde chevelure blonde retenue par un chapeau de feutre de la même couleur. Cet air narquois mais résigné où apparaît la satisfaction du travail accompli et où la peur de la mort n'a pas de place.. La pluie tombe en trombe et s'écrase violemment contre la baie vitrée. Le tonnerre gronde et les éclairs déchirent le ciel. Un énorme orage, encore.
Les plateaux posés sur la table basse du salon, Camille et Sophie se sont rapprochées et enlacées....

Les mains de la Brune jouent sur le tissu léger qui cache à peine les formes de sa Blonde Sophie. La tête engoncée dans le cou de sa compagne, elle regarde sans la voir une Marlène Dietrich superbement envoûtante. Sophie, dont la tête repose sur celle de Camille en fait tout autant de son côté, laisse glisser ses doigts sur sa peau douce et brunie à souhait tout en embrassant sa crinière noire ébène.
« Combien de fois on a vu ce film chérie ?
-Vingt, peut-être plus, mais je ne m'en lasse pas
Marlène dans toute sa splendeur, ce que j'aurais aimé rencontrer cette femme !
-Une vie trépidante et riche en rebondissements..Tu te rappelles ce qu'elle pensait des hommes ?
-Egoïstes, machos, égocentriques qui ne pensent qu'à fourrer leur truc entre tes jambes et patati et patata..
-Je répipille tant que ça ? S'exclame Sophie
-Pire que ça encore bébé..
-Non, mais c'est pas un peu fini non ? »

S'exclame la blonde. Dominant Camille d'une bonne tête sur le canapé, elle accentue son étreinte de ses bras autour de son buste et sans avertissement aucun, la renverse, s'allonge sur elle.
« Alors, tu disais quoi la miss ?
-eh, mais tu m'as eue en traître là !
-Je vais me gêner tiens....je vais te montrer si la vieille répipille ma chérie..Alors, c'est qui la plus forte maintenant hein ? Questionne Sophie qui écrase de tout son poids, le corps de Camille devenue sa prisonnière volontairement impuissante.
-Je réitère ma question dit Sophie en décochant un langoureux coup de rein à sa brune. Alors..
-ah, tu gagnes parce-que je le veux bien !
-Et en plus, tu crânes ! J'hallucine !
-La preuve, je peux encore parler ! Je serai vaincue que quand tu m'auras baillonnée..
-Mmmmmffff ahahah j'ai compris..hoooooo oui ! Gourmande tu es gourmande tu resteras..Attends, j'ai un baîllon spécial pour toi mon amour. » Elle attrape les poignets de sa femme et les cale au-dessus de sa tête, son sourire s'estompe, son regard devient grave et profond..Ce regard dans lequel aime se noyer Camille, ce regard qui la fait fondre et transporter dans une autre dimension. Le bleu de ses yeux est un océan de tendresse et de douceur dans lequel elle aime se perdre. Sophie pose un baiser délicat sur sa lèvre inférieure puis sur sa lèvre supérieure avant de les couvrir toutes deux d'un dernier baiser dense et profond. De sa main libre, elle parcourt ce corps qu'elle chérit tant de caresses d'une infinie tendresse, n'épargnant aucun recoin et s'attardant un peu plus sur les zones sensibles. Le désir et l'amour de Sophie pour sa maîtresse transpirent dans le moindre de ses gestes, chacun de ses baisers. Camille, déjà conquise s'abandonne totalement aux élans de sa femme, son corps s'embrase instantanément et se laisse emporter dans un tourbillon de volupté.
« Je t'aime mon ange..(bisou)
-Je t'aime aussi chérie (bisou)
-je t'aime tellement (bisou)
-moi aussi mon cœur...(bisou). » La main droite de Sophie frôle les seins de Camille sans s'arrêter pour finir sur son épaule et refaire la route en sens inverse, de la même façon. La jeune brune frémit, ondule, devient déliquescente, se montre impatiente.
« Dr, je me sens toute bizarre..dit Camille dans un souffle brûlant.
-Que vous arrive-t-il chère Madame ? Quels sont vos symptômes ?(bisous)
-Une fièvre soudaine (bisou)
-Moui, et....(bisou)
-ah heu...des frissons sur tout le corps aussi et..(bisou)
-je vois, ces frissons sont-ils accompagnés de fourmillements au niveau des reins et de feu dans le bas ventre ? (encore un bisou)
-oui, et ils sont de plus en plus denses, incontrôlables..
-De mieux en mieux..et si je fais ça, là, comme ça, est-ce-que ça vous fait quelque chose ? La tête de Sophie se dirige alors à l'endroit que ses mains ont ignoré quelques instants auparavant. Elle embrasse un téton avant de le lécher royalement et de l'embrasser à nouveau..
-Mmmm, ça fait un bien fou, mais ça recommence aussi sec, et en plus dense, je pense qu'il faut recommencer le traitement docteur..
-Très bien, je vois un seul remède chère Madame..(bisou)
-S'il vous plaît Docteur, guérissez-moi vite...ces fourmillements deviennent insupportables..
-Je dois pouvoir faire ça, mais il va falloir employer les grands moyens.
-J'ai entière confiance en vous...
-Commençons le traitement alors... »

Sophie relâche les poignets de sa maîtresse et la laisse la ceinturer. Sa bouche se soude à la sienne alors que ses mains ôtent délicatement le léger tissu qui recouvre son corps de déesse. Elle retire elle-même l'étoffe blanche à dentelles qui enveloppe le sien avant de se lever, sous l'oeil incrédule de Camille et d'aller s'asseoir sur une des chaises design qui entourent la table de la salle à manger.
« Mais qu'est-ce-que....
-C'est le traitement que je vous prescris...veuillez me rejoindre sur la table de travail s'il vous plaît.. »

D'un regard malicieux et d'un sourire qui l'est tout autant, Camille quitte le sofa et d'un pas félin, rejoint sa maîtresse qui l'invite à s'asseoir à califourchon, face à elle. Sophie l'accueille, mains sur ses flancs, lui décoche son baiser secret et se met à explorer ce corps de ses caresses expertes.
A l'extérieur, l'orage redouble de vigueur et un coup de tonnerre plus violent fait disparaître l'éclairage de la pièce sans que les deux femmes, derrière la baie vitrée ne s'en aperçoivent. Collées l'une à l'autre, elles s'embrassent avec gourmandise et ferveur. De caresses torrides en baisers sulfureux, les deux femmes s'entraînent dans un tourbillon sensuel étourdissant de volupté. Sophie, lentement ouvre ses jambes, entraînant l'effet domino chez Camille. Sa main explore son corps, passant par l'épaule, les flancs, la cuisse pour remonter et découvrir l'antre secret de sa maîtresse, chaud et humide. Elle le caresse délicatement mais amplement, intensément, arrachant des gémissements à Camille qui se met à onduler. Dominant la blonde d'une tête, la brune fond sur son visage et le noie de baisers avant de dessiner de sa langue le contour de ses lèvres. Elle investit ensuite ses seins qu'elle se met à pétrir longuement, jouant sur les pointes avec dextérité. Sophie de son côté n'a pas relâché son étreinte et de son index coquin, elle fouille l'intimité de Camille avant d'énerver son bouton magique.
« mmmmm, que c'est bon mon amour...ouiiiiiiiiiii, continue...mmmmmmm oui, comme ça..putain, tu me rends dingue » lâche Camille dans un souffle chaud et rauque. « Je t'aime mon ange... » Elle vient à son tour rendre sa caresse à Sophie qui s'ouvre d'avantage et s'enfonce d'avantage sur son siège, laissant à sa maîtresse un champ de manœuvre un peu plus important. Les caresses s'amplifient de part et d'autre, les deux femmes se transforment en un brasier que seule leur passion pourra éteindre. Camille, soudain, se tend et gémit. Sophie la pénètre très lentement, au plus profond de son être et se met à remuer en elle. Au bout de quelques instants, Camille se sentant à l'étroit désolidarise son buste de celui de Sophie et s'adosse à la table où elle prend fermement appui, cédant aux assauts de plus en plus denses de sa maîtresse. Sophie va et vient en elle, en mouvements plus rapides et soutenus. Caressant son bouton de son pouce, elle insère deux doigts, puis trois, affolant tous les sens de la brune dont les gémissements se transforment en râles. Le souffle court et rapide, Camille ferme les yeux, se mordille le bord des lèvres, ondule de plus en plus.

Sophie interrompt ses caresses et l'agrippe par le bassin avant de la faire glisser sur la table, d'allonger son buste sur le sien et d'embrasser ses lèvres en effervescence. Elle descend ensuite le long de son cou qu'elle investit de sa langue et de ses baisers puis effleure de sa bouche ses seins aux pointes fières. Elle continue de descendre sur le ventre traçant un sillon humide avant de faire une halte rapide sur son nombril et de fourrer sa tête entre ses cuisses largement ouvertes. D'une langue sûre et experte, elle se met à jouer avec les chairs molles et chaudes avant de dénicher son bourgeon qu'elle lape sans relâche. De son autre main, elle reprend la besogne abandonnée quelques instants plus tôt et se met à aller et venir en elle. Les genoux de Camille posés sur ses épaules et de chaque côté de sa tête se mettent à trembler de plus en plus violemment. Sophie redouble d'ardeur et ne tarde plus à emmener sa compagne au bout d'un orgasme dense et sans fin. Au moment où le corps de Camille se tend, un éclair plus puissant que les autres zèbre l'obscurité.
« Putain, mais qu'est-ce-que ?... » bondit la jeune femme brune..
-Quoi ? Qu'est-ce-qu'il y a ?
-Chérie ! Dit Camille haletante..Il y a, il y avait quelqu'un dehors !
-Hein, ?
-Là, juste devant la baie..Je l'ai vu quand il y a eu l'éclair ! Il s'est barré au moment où je l'ai vu..putain.. »

D'un geste souple et rapide, Camille bondit de sur la table et se précipite vers la baie, l'ouvre d'un geste sec sort sur la terrasse et scrute la nuit malmenée par l'orage.
Son regard balaie l'espace sombre dans l'infime espoir d'apercevoir quelque chose tout en désirant au fond d'elle même qu'elle a été victime d'une hallucination. Le vent et la pluie frappant son visage sans discontinuer, elle pose sa main en visière sur le front et continue de scruter lorsque, à la lueur d'un éclair, elle aperçoit une silhouette encapuchonnée s'enfuyant dans les allées sombres du jardin.
« Appelle les flics ! Vite ! Je viens d'apercevoir quelqu'un qui détalait dehors !
-T'es sûre ?
-Oui ! Plus que sûre ! Depêche ! »

Aussitôt dit, Camille, oubliant qu'elle est nue, fonce au travers du dédale de buissons et de plantes avant d'arriver sur l'aire gravillonnée. N'écoutant que son courage, elle avance malgré l'obscurité et la pluie froide incessante qui l'agresse sans compter les meurtrissures infligées à ses pieds nus sur le sol caillouteux. Très sportive et sa connaissance des lieux aidant, elle évolue rapidement grignotant du terrain sur le visiteur qui vient de choisir une mauvaise option de fuite et a accroché son puncho sur les branches des thuyas. Immobilisé pendant quelques précieuses secondes pour s'en libérer, Camille gagne encore quelques longueurs sur l'inconnu au ciré pour s'en retrouver à une dizaine de mètres. Furtivement, le visiteur se retourne pour juger la distance qui le sépare de sa poursuivante et trébuche sur une racine apparente d'un sapin plusieurs fois centenaire. Perdant l'équilibre, le pas hésitant, les bras brassant le vide à la recherche d'un éventuel appui salvateur, l'inconnu réussit néanmoins à repartir, mais Camille est à présent sur ses talons. Dans l'énergie du désespoir et comptant sur la vélocité de son adversaire, le visiteur se retourne et décoche un fulgurant coup de point sur visage de Camille qui chute lourdement sur l'herbe détrempée du gazon, faisant gagner à son adversaire quelques longueurs. Mais il en faut plus à la jeune femme pour s'avouer vaincue. Elle se redresse et repart vaillamment à sa poursuite...avant de glisser quelques dizaines de mètres plus loin et de heurter sa tête contre un tronc d'arbre. Le choc est violent, elle reste groggy mais suffisamment consciente pour apercevoir l'inconnu franchir la grille de la propriété et s'enfuir au volant d'une voiture de luxe.
Rageuse, elle frappe le sol de son poing et se met à rager..Sophie arrive alors avec une couverture aux motifs péruviens prise à la hâte et se précipite à son chevet avant de l'envelopper tendrement dans la précieuse étoffe.
« Ca va ma chérie ? Oh mon dieu ! Le salaud ! » Découvrant le visage ensanglanté de sa femme, le sang de Sophie ne fait qu'un tour.
« Le salaud !
-Je l'avais presque ! Il a fallu que je m'écrase comme une merde sur le sol ! Juste au moment où je lui chopais son ciré !
-La police arrive mon cœur, viens que je te soigne et te mettre au chaud. »

A peine rentrées dans la maison, les femmes aperçoivent les gyrophares bleus d'un véhicule de police qui descend l'allée de la propriété.
« Pour une fois, ils ont fait vite !
-Tu n'es pas n'importe quel quidam mon amour..ah putain, ça fait mal
-tu as besoin de points ma chérie ; Ce salaud t'a éclaté l'arcade..
-Pas envie d'aller à l'hosto
-Pas besoin, j'ai tout ce qu'il faut ici ma chérie.. »
Ding dong..
-Je vais ouvrir mon ange, reste là, ne bouge pas.
-Tain, ça gonfle à vue d'oeil !
Tu vas pas avoir besoin de maquillage sur cet œil pendant quelques jours chérie !
Fiches m'en un à l'autre œil et le maquillage sera parfait..et durable..
Ding dong
-voilà voilà !
-La police madame, nous venons pour le délit dont vous venez d'être victimes
-Entrez..
-Bonsoir Madame répète l'officier à fière allure à l'encontre de Camille dont il remarque aussitôt l'état. Sale, trempée, décoiffée et surtout blessée, l'homme pourtant s'attarde sur ce corps meurtri mais magnifique
-Il vous a agressée..Comment cela s'est-il passé ?
Sophie l'interrompt
-On va vous raconter tout ça Monsieur, mais laissez-moi lui apporter des soins, elle a besoin de points de suture. Ce fumier lui a ouvert l'arcade et je dois traiter immédiatement.
-Hopital ?
-Non, je suis médecin. C'est trois fois rien, si ce n'est ennuyeux et douloureux
-Je vous écoute reprend l'officier.
-C'est moi qui vous ai appelé dit Sophie. Camille a aperçu quelqu'un dans le jardin, là, juste derrière la baie, en train de nous espionner. Camille l'a vu et s'est lancée à sa poursuite.
-Je le rattrapais, il s'est retourné et m'a frappée par surprise. Je suis tombée et repartie à sa poursuite. Quelques mètres plus loin, je me suis lamentablement plantée et ai manqué de m'assommer sur un arbre.
-Ce que vous avez fait est risqué Madame ! Cela aurait pu être bien plus dangereux si votre agresseur avait été armé !
Il aurait pu le faire s'il avait été dangereux..non, à mon avis, il était là juste pour nous espionner..mais pourquoi bon sang ?....
vous pourriez le décrire ?
-Difficile monsieur. D'un il fait noir, de deux il pleut et de trois il portait un ciré.
-Ce qui peut vouloir dire que ça faisait un moment qu'il était là pour avoir prévu ça. Sinon, vous l'avez vu s'enfuir, vous avez vu par où et avec quoi ?
-Il a pris la direction des hauteurs de la ville..J'ai aperçu la voiture. Ca ressemblait à une mercedes..et pas une petite. Je pense qu'elle était de couleur noire, mais je peux pas l'affirmer..elle était sombre en tout cas.
-Le modèle ?
-Aucune idée, je suis pas une experte. J'ai reconnu la marque de la voiture au sigle et à son look.
-Je laisse mes hommes faire leur petite reconnaissance dans le parc. Avec un peu de chance, on trouvera quelque chose.
-Entendu Monsieur...
-ah, une dernière chose..dis l'officier d'un seul coup soupçonneux ?Vous ne dormiez pas ? Que faisiez-vous à ce moment précis dans le salon ?
-On regardait la télé...heu enfin non, le courant était parti avec l'orage..On était là..heu, sur la chaise..on faisait l'amour

« Dis-donc, il t'a salement amochée ma chérie, ça te fait pas trop mal ?
-Non, j'ai juste l'impression qu'un rouleau compresseur est passé sur mon visage, mais ça va..
-Tes pieds ne sont pas en bien meilleurs état tu sais..
-Oui, bein, tu crois que si j'avais mis mes talons aiguilles, j'aurais pu le choper ?..tain, je l'ai pas chopé d'ailleurs..
-Je préfère en tout cas. J'ose même pas imaginer ce qui aurait pu se passer si tu l'avais rattrapé.
-Je lui aurais collé une bonne trempe c'est sûr !
-T'as beau être ceinture noire de full contact, t'aurais rien pu faire face à un pétard s'il en avait eu un..
-Ca, on saura jamais ma chérie. Sauf si les flics le retrouvent..et ça, c'est loin d'être sûr.
-Qu'en sais-tu ? Ils vont peut-être trouver des indices, retrouver trace de la voiture.
-Une mercedes, ça court les rues
-Oui, mais ça diminue le champ des investigations, tout le monde n'a pas une Mercedes.
-Putain, mais c'est quoi cette histoire ? Qu'est-ce-qu'il foutait ce type ici ?
-On sait pas si c'était un mec chérie
Sa démarche n'avait rien de féminin en tout cas. Et le plomb qu'il m'a mis, je doute que ça provienne du bras d'une nana.
Ton œil a gonflé mon cœur..ça te fait toujours aussi mal ?
-Non ma puce, ça va, mais je peux plus y voir tellement il y gonflé ! Les flics sont toujours là ?
-On dirait bien mais je doute qu'ils trouvent quoique ce soit avec le noir et ce temps de merde..
-je vais me doucher. Je suis sale, je pue et je suis frigorifiée.
Je viens avec toi mon cœur..... »


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