Récit coquin : Ma femme veut une partouze

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Ma femme veut une partouze

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Histoire ajoutée le 26/07/2011 par Veilleur

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Cela fait quinze ans que nous vivons ensemble. Sophie notre fille va bientôt fêter ses sept ans. C’est une poupée magnifique à l’image de sa mère, Emma. Un soir nous regardions sur canal + un film pour adultes. On y voyait une jeune femme hésiter entre deux hommes, se donner tantôt à l’un ou se laisser prendre par l’autre. Les circonstances plaçaient les trois personnages ensemble et l’héroïne trouvait une solution grâce à la bonne volonté de ses deux partenaires. Ils composaient un ménage à trois, achetaient un lit de grandes dimensions, y couchaient à trois et formaient à trois des figures variées. Devant les combinaisons multiples des amoureux inventifs, Emma, mon épouse, laissa tomber:
-Voilà des choses auxquelles nous ne pouvons pas goûter. Certaines fois on aimerait faire comme eux, vivre des expériences nouvelles et mettre un peu de piment dans nos vies. On finit par s’enliser dans des habitudes, il serait bon peut-être de sortir des sentiers battus.

C’était la première fois qu’elle exprimait aussi clairement le désir d’introduire de la variété dans notre vie sexuelle. La liberté de mœurs des personnages du film semblait soudain lui inspirer une envie d’élargir notre couple en l’ouvrant à un ou des nouveaux membres pour « pimenter » nos rapports. J’avais toujours considéré notre vie de couple comme un exemple de vie à deux, heureuse, paisible, agréable, une sorte de long fleuve tranquille ponctué de grands moments d’entente sexuelle. J’étais satisfait comme aux premiers jours de nos rapports. En quinze ans j’avais connu des tentations à la vue de certaines jolies femmes. Je m’étais toujours défendu de l’une ou l’autre tentatrice et éprouvais à cause de la fidélité à mon engagement un sentiment de fierté légitime. Subitement, devant ma télévision, je voyais se fissurer l’édifice bâti avec application. Emma, innocemment, me révélait un sentiment de manque, montrait une forme de besoin de nouveauté. Le film avait libéré la parole, j’entendais un regret de ne pas pouvoir imiter les acteurs.

Notre mariage serait à l’origine d’une frustration sourde dont elle s‘était gardée de me parler, nous tiendrait à l’écart d’activités auxquelles d’autres pouvaient s’adonner librement. Dans la discussion qui suivit Emma tint à me rassurer. Elle était parfaitement heureuse avec moi. Elle fut même prête à me demander pardon d’avoir parlé aussi librement. Elle ne regrettait rien de notre vie conjugale; j‘étais un bon mari. Mais elle reconnaissait éprouver une certaine curiosité pour certaines pratiques sexuelles étalées dans ces films. Elle se demandait par exemple ce qu’on pouvait ressentir en situation réelle la première fois où l’on sortait des limites du couple pour se retrouver à trois ou à quatre. Y avait-il une angoisse, des tremblements, des frissons particuliers? Pouvait-on réellement exécuter les gestes, s’embrasser et s’accoupler sans sentiments et ressentir la même qualité de plaisir? Ne finissait-on pas par aimer tous ses partenaires, était-ce possible? Le cœur et le sexe pouvaient-ils se dissocier? Faute d’expérience je n’avais pas de réponse.
-Ca doit faire un drôle d’effet de se trouver nue dans un lit avec un étranger nu. Et encore plus étrange de se retrouver en face de deux hommes nus pour la première fois. Ce doit-être une question d’habitude. Quand je vois les actrices agir avec un tel naturel, je voudrais pouvoir lire dans leur cœur pour savoir si elles sont vraiment décomplexées, si au-delà du plaisir physique elles éprouvent une sorte de plénitude sentimentale et une quiétude intellectuelle constante.

Habituellement nous agissions plus que nous ne parlions. Le film avait relancé un long discours souterrain dans le jardin secret de mon épouse. Ces idées devaient mijoter depuis un certain temps et il avait suffi de certaines scènes pour délier un instant la langue d‘Emma. Après tout, comme un homme, une femme a des fantasmes. J’avais mis quinze ans pour le découvrir. La situation nouvelle m’interpellait. La télé éteinte, ma femme s’était refermée comme une huître. Le feu allait couver sous la cendre. Elle devait en rêve recommencer des expériences nouvelles, goûter des positions épicées, construire des combinaisons variées, malheureusement impossibles à deux. Comment pouvais-je combler son envie de pimenter ses rapports sexuels? Théoriquement, il suffisait de sortir des limites du couple.
-Tu fais erreur, je ne le souhaite pas. Nous sommes très bien à deux. Tu ne peux pas imaginer ma gêne si un étranger venait s’insérer dans notre vie. Tu me vois prise en sandwich entre deux malabars, pénétrée par deux sexes énormes? Vraiment, je ne pourrais pas faire ça. Et par rapport à toi, ce serait une trahison. Non, ce n’est pas imaginable. Oublie mes propos puisque je les regrette.

Et pourtant elle venait de l’imaginer. Le fantasme qu’elle voulait combattre s’imposait malgré elle à son imagination, avec des détails précis comme « des sexes énormes de malabars étrangers » . Ces détails m’excluaient du duo de rêve. J’avais un sexe ordinaire, je ne pratiquais pas de bodybuilding. J’avais pourtant conquis son jeune cœur jadis. Depuis elle découvrait d’autres horizons dont ma personnalité commune me mettait à l’écart. Elle parlait aujourd’hui de gêne, autrefois elle aurait dit aversion, horreur, répulsion ou répugnance. De façon diffuse ce mot gêne suffisait à alerter le mari, à le faire douter de lui et de la solidité du couple. Elle ne voulait pas « imaginer me trahir » indiquait plus une forme de droiture morale qu’un grand amour. Elle respectait le contrat, m’aimait-elle au fond de son cœur? M’aimait-elle encore assez pour se contenter de n’aimer que moi?

D’autres voies s’ouvraient devant elle peut-être plus attrayantes par leur nouveauté et l’écho qu’elles recevaient dans l’opinion. Ne devais-je pas ouvrir la cage pour accorder à celle que j’aimais la liberté de choisir le mode de vie où elle croyait pouvoir s’épanouir. L’aspiration à une évolution, que je n’éprouvais pas, était peut-être forte chez elle et constituait un signe d’un malaise latent. Faute d’être reconnu et soigné il risquait de ruiner notre couple. Lui laisser l’occasion d’expérimenter une fois le triolisme autrement que dans un film ou dans un rêve pourrait la délivrer de l’illusion que c’était le summum du bonheur. Je devais lui dessiller les yeux, lui montrer par la pratique que, comme je le pensais, il y a loin du rêve à la réalité quotidienne.

Et de la théorie à la pratique, il devait y avoir un pas de géant à franchir. J’avais un collègue de travail adepte des clubs d’échangisme. Il en parlait souvent et aisément. Je n’avais jamais prêté grande attention à ses récits puisque ma vie de couple me contentait. A mes yeux deux solutions pourraient répondre aux aspirations secrètes d’Emma. Ou elle cherchait et trouvait elle-même les hommes susceptibles de lui faire connaître ces nouvelles formes de bonheur et s’offrait à eux soit devant moi soit à mon insu. Ou je les lui présentais sur un plateau. Oserait-elle faire le premier pas? J’en doutais. Serait-elle heureuse d’être habitée par une envie qu’elle s’interdirait de satisfaire, par un désir sans aboutissement concret?

Chercherait-elle? Si elle trouvait, me le dirait-elle? Si elle agissait dans mon dos, j’en serais ulcéré. Si elle me tenait informé je me sentirais complice d’une certaine manière. Si je lui offrais ce plaisir, je serais le bon complice. C’était, toujours à mes yeux, la meilleure solution pour le bon équilibre de notre couple: le mari donnant à sa femme la possibilité de vivre un fantasme, une sorte de cadeau certainement apprécié. J’en tirerais peut-être des marques de reconnaissance. Ma femme serait touchée de cette attention, me considérerait comme un mari tolérant, ouvert aux idées nouvelles, j’y gagnerais un peu d’estime, un amour plus fort. Mais chaque médaille a son revers. Elle pourrait y prendre goût, multiplier les rencontres de ce type avec les mêmes individus ou avec d’autres, elle pourrait aussi vouloir en réunir trois ou quatre ou plus pour allonger sans fin la listes des découvertes. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin. A la limite je finirais par donner ma femme en cadeau au malabar le mieux membré auquel elle s’attacherait. Je voulais son bonheur, mais égoïstement je voulais en rester le témoin privilégié; je ne voulais pas la perdre.

Pour tuer le fantasme, je croyais nécessaire de lui donner vie. En lui donnant vie je prenais le risque d’attacher Emma à ce fantasme et de la voir s’éloigner de moi. Terrible dilemme. Alors, attendre? Je pouvais attendre pour voir si le fantasme ne s’évaporait pas. Un nouveau danger surgissait alors, celui de rencontres secrètes qui briseraient notre habituelle complicité. Emma assouvirait ses désirs et je serais une espèce de cocu aveugle, méprisé à cause de son manque de clairvoyance et de son aveuglement. Par ailleurs je ne tirerais aucun profit d’être placé devant le fait accompli, si elle daignait me mettre au courant d’expériences organisées par elle. Restait une hypothèse terrible, Emma avait déjà un ou plusieurs amants et venait d’essayer de m’ouvrir les yeux afin d’obtenir une acceptation à posteriori pour une situation irréversible à laquelle elle ne souhaitait pas renoncer.

Je pouvais me tourner comme je voulais, fournir les mâles capables de lui faire connaître ce monde apparemment inconnu s’imposait comme le meilleur moyen d’affronter le problème. Resterait à espérer qu’Emma se limite à des expériences courtes ou se satisfasse rapidement de ces aventures ou qu’elle s’en lasse et me revienne repue, avec la réponse à ses interrogations. Oui, mais comment recruter. Trouver sur internet pouvait amener le meilleur ou le pire. Je repensais à l’ami Fernand, engagé activement depuis des années dans son club d’échangistes. J’allais me renseigner sur ce qui s’y passait, sur l’ambiance, sur les répercussions de ces rencontres sur la vie des couples.

En premier ce club imposait l’entrée simultanée d’un couple, légitime ou pas. Devaient se présenter à la lucarne de l’épaisse porte de chêne un homme et une femme qui payaient une participation. Si un homme se présentait seul, on le refoulait; mais si une femme se présentait non accompagnée, elle était accueillie. Le port de préservatifs s’imposait sauf présentation de certificat de bonne santé. Des salles spéciales étaient réservées pour la monte à cru. Ensuite on y faisait ce qu’on voulait entre adultes consentants en respectant la volonté des membres. Si une femme, par exemple, refusait une relation à un participant, il devait se soumettre à la décision. Nul ne pouvait être contraint ou forcé. Enfin, il y avait au club quelques membres bien membrés pour remplacer les conjoints en panne, défaillants ou peu portés sur la chose. La cotisation annuelle importante éloignait les curieux d’un jour. Avant de s’engager, il valait mieux s’assurer de pouvoir se plier à ces règles et de trouver assez d’intérêt aux échanges. Les résultats sur la vie des couples participants étaient très variables, dépendaient en grande partie de l’état de ces couples à l’entrée et des motifs qui les poussaient à tenter cette expérience.
-Tu me poses beaucoup de questions aujourd’hui. Seriez-vous intéressés, ta femme et toi? En réalité la femme est décisive dans ce choix de vie. La mienne a voulu voir, connaître, participer. Nous fréquentons le club depuis des années mais vivons toujours ensemble en harmonie. Il y a eu des moments ou certains pots de colle nous ont amenés au bord de la rupture, mais le rapport de confiance établi a servi à renforcer nos liens. Tu peux me parler ouvertement, je ferai de mon mieux pour répondre à toutes tes interrogations.

Je lui exposais donc mon problème. Il trouva sage ma volonté d’aller au devant des attentes de mon épouse. Mais ce que je lui dévoilais de notre vie antérieure l’amena à me conseiller d’agir avec prudence, surtout si je n’étais pas personnellement intéressé par les activités d’un club et si mon but était de donner à Emma la connaissance de rapports sexuels limités à deux individus. Selon lui, il fallait commencer par recevoir à domicile des professionnels ou semi professionnels qui ne s’amouracheraient pas de ma femme. Lui-même, si je le souhaitais, pourrait me rendre ce service avec un excellent ami doté d’un sexe de très appréciables dimensions. Sa curiosité satisfaite, ma femme pourrait s’en tenir à quelques démonstrations rémunérées à leur juste valeur ou éventuellement vouloir élargir à domicile ou au sein du club ses relations et ses expériences sexuelles. Si je n’étais pas maladivement jaloux, je me réjouirais de son plaisir et, tout en l’encourageant, je pourrais moi aussi connaître les délices de rencontres avec d’autres femmes du club, généralement curieuses de sensations nouvelles avec des membres récents. Dans la mesure où nous serions tous deux impliqués, nous pourrions vivre sans angoisse et nous raconter avec bonne humeur nos découvertes. Je n’avais qu’à réfléchir; il serait à mon écoute.

A trop y penser je me suis involontairement jeté devant une voiture. L’accident me valut deux mois de convalescence et de rééducation et me priva, hélas, d’activité sexuelle au moment où ma chère Emma en aurait eu le plus grand besoin pour cesser de gamberger. Son anniversaire approchait. Je fis prier Fernand de me rendre visite. Il se présenta seul, me fit compliment de la beauté de ma femme; toutes n’étaient pas aussi attrayantes au club, elle y ferait un tabac. Il me promit de revenir en compagnie de Rémi Bienmonté, c’était son vrai patronyme, et de le présenter à mon épouse. Il lui ferait de l’effet tout habillé et elle souhaiterait le revoir. Rémi et Fernand me rendraient visite en compagnie de leurs épouses, Astrid et Denise. Il me resterait à la convaincre d’accepter en cadeau d’anniversaire les hommages sexuels de deux hommes déjà vus, mais non disposés à la garder pour eux puisqu’ils étaient mariés et pères de famille.

Heureusement je pouvais encore me servir de ma bouche et de mes mains. Je devins à ces jeux un virtuose. Jamais ma chère Emma n’avait reçu en gros et en détail, sur toute la surface de son corps de femme approchant la quarantaine autant de baisers amoureux, autant de caresses. Pendant des heures je laissais fondre dans ma bouche son sexe onctueux avant de le fouiller de la langue ou de le visiter de mes doigts. A force d’exercices répétés et de plus en plus vertigineux je lui donnais des orgasmes forts et fréquents. Je développais aussi mon odorat, le nez plongé dans la vulve nature ou parfumée. Faute de pénétration profonde, je fis sur internet l’achat d’un godemiché vibreur, d’un canard et de deux plugs de taille différente.
Et les succédanés achevèrent agréablement mes explorations incomplètes. Je plongeais le gode, le retirais, l’agitais et obtenais des résultats gutturaux et des bonds rassurants. Les yeux exorbités elle clamait sa joie et ses orgasmes montaient en intensité. Ma femme adora le petit canard. J’eus par contre plus de mal à lui faire admettre la mise en place du plus petit plug. Après de longues discussions, après les passages successifs dans son fondement de mon annulaire, puis de mon index, elle reçut mon majeur et voulut reconnaître que son appréhension initiale n’était pas raisonnable, le lubrifiant facilitait le progrès dans l‘ampoule et le rectum. La porte arrière devenait une zone mieux exploitée et Emma me remercia de lui avoir mieux fait découvrir un plaisir auquel elle s’était longtemps opposée par ignorance et à cause de préjugés hérités de sa mère. Mon pouce entra et, un jour, j’introduisis deux puis trois doigts dans la voie étroite, rampant dans l‘œil noir de mieux en mieux distendu. Il y faisait bien trente sept degrés. Des deux mains j’écartais les fesses aux muscles fermes et découvrais à la lumière l’intérieur de l’antre. Autour du majeur immobile elle faisait tourner ses fesses et ondulait du bassin.

Je lui annonçais enfin le Plug. D’abord elle s’effraya. Abondamment lubrifié il entra, le sphincter enlaça la base évasée et le pied de l’objet garda l’entrée camouflée. Quand Emma demanda le retrait de ce bouchon, je l’enlevai aussitôt, toujours prompt à lui obéir amoureusement .Le lendemain elle réclama d’elle-même le visiteur arrière, et le surlendemain aussi; elle ressentait une légère gêne bien compensée par le plaisir de se savoir ainsi habitée et frottée discrètement. De la gêne une fois encore, mais sans refus. Sans l’avertir je changeais de dimension, le plus gros et plus long prit place. L’habitude aidant elle remarqua à peine la différence, mais pas assez pour s’en plaindre. Elle s’habituait à garder en elle cet élargisseur et se déplaçait dans la maison en se tortillant autour de cet axe. Pour compléter le bonheur de la ménagère je lui offris des boules de geisha. Réduit à l’impuissance, je devais au spectacle de ses émotions provoquées mécaniquement mes seuls plaisirs.
Comme ma convalescence avançait, je me mis à réclamer un supplément. Emma en bonne épouse reprit l’habitude de me branler d’une main puis de me lécher le gland par-dessous ou à son extrémité pendant de longues minutes. Ses pipes devinrent le fin du fin et à la première éjaculation ainsi obtenue elle se réjouit de m’avoir ressuscité sexuellement. Elle ne me lâchait plus, s’acharnait sur ma verge pour s’abreuver de sperme frais à avaler ou à étaler sur son visage comme un lait de beauté. Ainsi, malgré ou à cause de mon stupide accident, notre sexualité connut-elle un nouvel essor. Plusieurs fois au son des gémissements de plaisir j’entrai dans la salle de bain, à la cuisine ou dans notre chambre pour constater l’usage immodéré qu’elle faisait du canard noyé dans une mare de cyprine. J’en concluais que malgré mes efforts, ma femme n’obtenait plus la somme de sensations fortes nécessaire à calmer ses sens. J’en revins à l’idée de la partager avec un ou plusieurs mâles. Partager aurait été parfait. En vrai, je devrais me contenter de regarder ou d’apporter le piment de ma présence ou quelques caresses jointes à l’action déterminante de deux autres participants.

J’étais dans cet état d’esprit ce jour où mes compagnons de travail me rendirent visite en compagnie de leurs épouses. Je n’avais rien révélé de mes intentions à Emma. Elle fit visiter aux deux dames la maison et fut fière de montrer ses fleurs dans le jardin entretenu par elle. Entre femmes elles s’établirent à la cuisine pour discuter. Pendant ce temps je prévoyais avec Fernand et Rémi le déroulement de la fête d’anniversaire. Ils constitueraient le cadeau principal pour ma chérie. Ils se chargeaient de la succession des tableaux. Leur expérience les conduirait du premier baiser à la conclusion d’une double pénétration ponctuée de l’indispensable éjaculation. Je leur indiquais que j’avais soigneusement préparé mentalement et physiquement leur intervention en utilisant les jouets sexuels propres à décoincer le mental et les muscles. De leur côté ils étaient prêts à donner avec leurs femmes un spectacle à Emma pour lui montrer combien les diverses positions et pénétrations pouvaient être simples, naturelles et sans inconvénient, mais aussi pleines d’heureuses surprises et sources de volupté. Ils seraient les missionnaires d’une sexualité nouvelle, non restrictive, épanouissante qui devrait un jour déboucher sur notre inscription au club d’échangisme.

Emma m’apprit ce que j’ignorais sans doute, elle le tenait sous le sceau du secret de ses deux visiteuses: les deux couples pratiquaient de façon habituelle l’amour en groupe, un échangisme en club ou en petites fêtes privées. Elles en avaient longuement discuté et leur bonne santé évidente avait mis l’eau à la bouche de ma pauvre chérie en ces temps de pénurie. Denise et Astrid lui avaient proposé de venir assister, sans obligation de participer, à une partie privée chez Fernand pour se faire une idée. Evidemment, en raison de mon mauvais état de santé, Emma avait refusé. Je n’eus pas à insister beaucoup pour lui faire regretter son refus. Aussitôt j’appelais Fernand au téléphone pour lui annoncer la venue de cette spectatrice lors des prochaines joutes amoureuses. Emma me regardait, sidérée par la rapidité de ma réaction. Elle protesta un peu de se voir forcer la main. Je précisais qu’il ne s’agirait que de voir de ses yeux, pour se faire une opinion. Je comptais sur un rapport détaillé à son retour pour me forger à mon tour une opinion.

Et je lui rappelais que peut-être nous allions pouvoir élargir le champ de nos ébats, en nous joignant à ce groupe apparemment accueillant, comme elle l’avait envisagé un soir devant l’écran de télévision. Notre conduite future dépendrait de ses impressions pendant ce spectacle. Il fallait observer avec soin, ne rien laisser échapper de manière à bien apprécier. Denise et Astrid venaient de nous ouvrir des horizons nouveaux si Emma jugeait trouver dans leur fête le plaisir qu’elle pouvait en attendre. Bien entendu entre hommes nous n’avions parlé que de travail. Il était préférable de laisser à Emma l’illusion de la découverte et de ne pas lui parler de mon plan pour son anniversaire.

Douchée, coiffée avec soin, habillée sexy, parfumée, Emma m’avait demandé de la doigter et de la sucer très fort, jusqu’à l’orgasme, avant de se rendre chez ses hôtes pour une soirée spéciale. Elle était fébrile depuis l’invitation, chaque jour plus excitée à l’idée de voir des hommes et des femmes échanger leurs partenaires et se livrer devant elle à toutes les fantaisies amoureuses. Ramenée à la maison par Fernand vers trois heures du matin, elle m’avait réveillé pour me livrer ses observations à chaud. Il n’y avait que les deux couples connus. De façon très classique Fernand avait chauffé sa femme Astrid en de longs préliminaires et Rémi avait préparé Denise des doigts et de la bouche. Ils avaient ensuite permuté pour se livrer à une pénétration en position du missionnaire. L’observatrice avait relevé la taille exceptionnelle du pénis de Rémi, une sorte de massue à l’extrémité impressionnante, avec un gland énorme de couleur prune. Astrid l’avait choyé longuement, avait appelé Denise et avait présenté l’outil à sa légitime propriétaire. Habituée à son mari, Denise, couchée sur le dos, des deux mains avait ouvert son sexe et Astrid avait guidé l’engin impressionnant vers son port où il avait par secousses rudes frayé son chemin.
-Quelle belle queue, énorme à faire peur: je me demande si elle pourrait entrer chez moi. Oh! Cela m’a beaucoup intriguée.

L’idée d’un essai ne l’abandonne pas mais continue à faire son chemin.
-Astrid et Fernand ont inversé leur position, la femme chevauchait son homme. C’est une rude combattante, elle s’ébrouait violemment, levait ses fesses, laissait apercevoir la quasi-totalité de la hampe de Fernand, un gras morceau tout dur mais de taille normale. Et ils s’amusaient à rompre leur union pour changer de partenaire, complices, parfaitement entraînés. Astrid semblait craindre les pénétrations de Rémi. Chaque fois il poussait, franchissait les lèvres et finissait dans le vagin auquel il laissait, immobile, le temps de s’habituer à sa taille formidable. A chaque retrait il faisait sortir, collé à son tube, un collier rose de la paroi du vagin, cette peau intérieure suintante faisait coucou entre les petites lèvres échancrée qui s’ouvraient en fleur avant de se resserrer lors de la pénétration suivante. Les deux femmes s’étaient mises face à face, à quatre pattes, Fernand se tenait derrière Denise, Rémi reniflait les fesses ou le sexe d’Astrid. Les deux hommes ont avancé leur poitrine au-dessus du dos féminin, un bras de chaque côté des flancs, à la façon de chiens en train de saillir leur chienne. Sans mal Fernand a monté sa partenaire.

Rémi tenait son manche à pleine main, le faisait aller de haut en bas puis de bas en haut, poussait en avant mais ne franchissait pas l’ouverture. Il m’appela à l’aide. Je dus prendre sa massue en main et la diriger, non vers la vulve mais sur le petit trou d‘Astrid. C’était la raison de l’échec de ses tentatives précédentes. Avec son pieu surdimensionné, il voulait passer par le petit trou apeuré. Dans ma main ce pénis hors norme tressaillait, voulait se tourner vers le plafond, c‘était terriblement excitant de tenir pour la première fois un bâton de chair palpitant de cette taille. Rémi m’a demandé de l’entretenir pendant qu’il portait son index, son majeur et son annulaire à la bouche, les recouvrait de salive et les vissait dans le trou du cul d’Astrid où il les fit tourner contre les parois. Ce n’était pas sa première fois, cependant elle semblait appréhender la pénétration du mastodonte. Je devais faire aller mes doigts sur la tige, mais je n’en faisais pas le tour, je dus y employer mes deux mains.
-Détends-toi, Alice, ce n’est pas la première fois, cool. Toi, la nouvelle, prends-moi dans tes deux mains, ne me laisse pas plier et en place.

Il retira ses doigts et se poussa brutalement dans l’orifice bâillant. Astrid cria, la moitié du pieu avait passé l’anneau rectal. L’homme s’était levé à la verticale et pesait de tout son poids pour avancer encore, centimètre par centimètre. Elle sous lui s’était écrasée des épaules sur le tapis et s’efforçait de garder croupe haute. Je pus retirer mes mains d’entre les deux corps et vis le poignard disparaître dans l’anus douloureux.

Elle était sortie de son rôle d’observatrice, s’était émue du contact et avait participé à l’intromission, ne parlait plus de gêne mais d’excitation. J’étais débordé par la rapidité de l’évolution de son vocabulaire et de son attitude en face d’un sexe étranger.
-Rémi était tout rouge de visage, Astrid grimaçait affreusement et poussait des soupirs à faire pitié. De son côté Fernand pistonnait gaillardement Denise. Je me déplaçai et constatai qu’il était dans le vagin chuintant de bonheur mouillé. Quand l’enculée et l’enculeur reprirent leur souffle, Fernand quitta le vagin de Denise, vint relever le buste de son épouse empalée et demanda à ce couple collé de se laisser couler de manière à retrouver Rémi couché sur le dos à même le tapis et Astrid dos contre le ventre de son pourfendeur, jambes ballantes battant l’air et sexe ouvert par l’écartement des cuisses, empalée.
C’était le clou du spectacle, le mari s’agenouilla entre ces jambes pendantes, dirigea son membre gluant vers le sexe offert et s’y perdit. Alors commencèrent des ondulations de serpent, les hommes se retiraient puis revenaient dans les deux trous et Astrid ne contenait plus ses gémissements où se mêlaient douleur et plaisir. Enfin après une longue période de va-et-vient les deux pénis abandonnèrent les places brûlantes. Je vis à leur suite s’évader deux coulées blanchâtres animées par l’éclatement de grosses bulles .Elles se rejoignaient et se mélangeaient sous Astrid immobile. Denise, agenouillée, s’accrochait aux jambes des deux hommes debout et nettoyait de la bouche avec une avidité stupéfiante les membres ramollis des deux rigolards enchantés. Fernand s’était tourné vers Emma:
-Alors Emma, ça t’a plu? Tu n’aimerais pas être prise entre deux hommes? Ne t’effraie pas. Si un jour tu le voulais, Rémi entrerait dans ton vagin et je te défoncerais le p’tit trou: ce serait plus facile. Tout n’est qu’une question d’habitude. Avec de la persévérance tu finirais par recevoir Rémi comme Astrid. Tu connaîtrais le plaisir absolu. Chaque femme devrait y goûter.

Les mâles avaient pris le temps de récupérer. Les femmes ne cessaient pas de les taquiner, montraient un entrain sans faille, se faisaient des langues, se passaient les mains sur les chattes, se suçaient les seins puis retournaient à leur conjoint pour une pipe ou une branlette vigoureuse. Denise à son tour avait été prise en sandwich. Chez elle Rémi avait ses habitudes, entrait et sortait à l’aise et elle affichait un bonheur béat, contente de montrer le résultat d’un usage répété.
-Mon pauvre chéri tu te perdrais dans un monument aussi vaste.

Eh! Oui, elle me voit tout petit comparé à l’exceptionnel, je suis dévalué et hélas absent à cause de mes blessures.
-Pourtant au repos elle se referme. J’ai dû y introduire un doigt, car elle tenait à me prouver l’intégrité du muscle annulaire qui ferme son canal. J’y suis parvenue très facilement, mon index dérapait dans le foutre déchargé par l’énorme plantoir. Fernand lui-même donnait l’impression de nager dans un gouffre trop large quand à son tour il a succédé brièvement à Rémi entre les fesses de Denise accoudée sur un fauteuil.

Personne n’avait attaqué Emma, les quatre s’en étaient tenus à donner le spectacle, à quelques exceptions près dont cette investigation dans les profondeurs anales de Denise. Elle avait vu et touché des étrangers. Et elle répéta, comme si de l’avoir dit une fois n’était pas suffisant, sa troublante émotion de sentir palpiter dans ses doigts le prestigieux bâton d’amour de Rémi. Elle en bavait de plaisir des heures plus tard. Je prévoyais des demandes prochaines.

Je reprenais des forces, mes fractures se soudaient. Affamée de sexe, la récente découverte devait y contribuer, Emma avait réussi à me chevaucher sans brusquerie et m’avait pompé longuement, bras tendus, le ventre dansant au-dessus du mien, lié au mien uniquement par les sexes emboîtés. Elle m’avait fait éjaculer quelques gouttes mais grâce à sa persévérance s’était accordé un orgasme d’intensité moyenne. Nous avions eu recours à nos jouets. Devant moi, sans gêne désormais, comme si le mot et le sentiment avaient disparu lors de la démonstration chez Fernand, Emma se livrait aux vibrations mécaniques avant de me présenter son entrejambe pour des caresses buccales et linguales dont son clitoris était friand. Hélas, toute mon application de mari handicapé ne chassait pas de son regard cette tristesse, reflet de son insatisfaction et de son envie de nouveauté. Le souvenir de la queue de Rémi la hantait. Elle n’en parlait pas, mais sa soirée spéciale avait réveillé son fantasme assurément.

C’était le grand jour, le jour de son anniversaire. Restaurant à midi. Au cours du repas je lui annonçais la surprise mise sur pied pour l’après-midi: deux hommes viendraient lui faire l’amour et lui faire réaliser son fantasme de pénétrations simultanées. C’était mon cadeau un peu spécial certes, mais destiné à chasser l’idée de frustration que j’avais relevée, elle devait s’en souvenir, après un film sur canal +. Je m’attendais à l’entendre protester, il n’en fut rien. Elle me remercia en termes chaleureux. Comme moi elle pensait voir s’évanouir les images et les désirs de coïts multiples avec deux partenaires grâce au passage à l’acte. Elle se voyait à la place des actrices de films pornographiques prise et reprise, coincée entre deux mâles, envahie, fouillée et souillée, tremblante du double plaisir. L’expérience vécue, on n’en parlerait plus, elle n’y penserait plus! Décidément c’était un cadeau d’anniversaire original et génial. Elle m’en serait reconnaissante et son amour pour moi en serait ravivé; je n’aurais pas à regretter mon geste inspiré par le souci de son bonheur. Comme l’avait dit mon collègue Fernand, toute femme devrait y goûter.

Elle ne pensa même pas à me demander si je n’éprouverais pas un pincement au cœur en la voyant jouir avec d’autres hommes. Pour elle j’allais profiter du spectacle. Elle ne se soucia pas de me savoir écarté de l’aventure par mes blessures. Naturellement le mari assistait mais ne participait pas. Et pourtant dans mon plan initial j’avais prévu d’être l’un des deux mâles. Un peu vexé qu’elle n’en ait pas évoqué la possibilité, je lui indiquais que j’aurais aimé vivre en même temps qu’elle cette découverte unique. Elle en rit
-Mon pauvre amour, tu me vois blessée par tes plâtres! Non, c’est très bien comme ça: deux anonymes que j’oublierai, ce sera parfait. Après, délivré de tes protections encombrantes, tu deviendras mon unique amour. Je ne suis pas sûre d’être aussi audacieuse que toi, je suis trop jalouse pour t’offrir en cadeau d’anniversaire deux femmes! Même pas une.

J’avais annoncé de la visite pour16 heures. Sophie était partie jouer chez sa grand-mère. Je recommandai à ma femme de prendre particulièrement soin de sa toilette et de sa tenue. J’avais agrafé moi-même son soutien-gorge et ajusté au mieux entre ses fesses le fin ruban du string-confetti assorti. De mon fauteuil roulant je l’avais aidée à choisir une robe, donnant la préférence à un décolleté profond pour exposer les courbes magnifiques de ce corps de femme mature soignée. Elle piaffait d’impatience, devant le miroir de l’entrée, redressait une mèche de cheveux, regardait son profil.
- Tu crois qu’ils vont apprécier. J’aurais peut-être dû mettre ma robe verte?

De plus en plus la crainte d’avoir commis une énorme erreur me donnait une impression d’étouffement.
-Ma chérie notre visite arrive. Veux-tu poser ce bandeau sur tes yeux. Je t’ai préparé une surprise, mais il va falloir patienter en aveugle avant de la découvrir
-Je veux bien jouer le jeu, puisque cela t’amuse. Bisou, mon amour. Courage, c’est une épreuve à passer. Je te souhaite bien du plaisir. Mais si tu t’excites trop, je te chasserai.

Un doigt sur la bouche, je fais entrer Fernand, Rémi, Denise et Astrid en silence. Dans ma chambre à coucher, ils se déshabillent et accrochent leurs rares vêtements aux patères de l’entrée, ils ne se sont pas encombrés de sous-vêtements. Assise dans son fauteuil Emma froisse les rides de son front, essaie d‘entendre, de deviner. Elle craint que je ne lui aie joué une farce.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Ce n’est pas une blague, dis. Tu n’as pas invités la famille? M’a-t-elle demandé quand j’ai placé le bandeau sur ses yeux.

Je regrette déjà de ne pas l’avoir fait comme les autres années. Dans ma maison se déplacent deux couples nus. Au repos la verge de Rémi est étonnante. Celle de Fernand a un air de famille avec la mienne. Astrid et Denise ne se formalisent pas de l’examen attentif et curieux auquel je me livre. Ce sont deux belles plantes, aux seins généreux, aux hanches pleines bien dessinées et larges de presque quinquagénaires délurées. Astrid a les cuisses plus épaisses et plus courtes, Denise est plus élancée et porte son pubis aux poils noirs taillés court plus haut que l‘arrondi grassouillet de celui d‘Astrid. Pour moi, en souriant, elles font un tour sur place, me montrent leur dos. Evidemment le fessier de la blonde Astrid, plus lourd se trouve en contrebas de l’autre, plus fin et plus resserré d‘apparence. Je ne suis pas insensible à leur charme, bien que j’aie des préférences pour les popotins jeunes et joyeux des jeunes filles en fleurs. Par politesse je les remercie d’un geste avec une mimique d’admiration. Contre toute attente leur nudité provocante ne me laisse pas indifférent: je sens monter l’émoi dans ma verge.
-Chérie, veux-tu ouvrir et tendre tes mains. Je vais y déposer quelque chose qui te renseignera sur l’identité de tes visiteurs.

Sur un signe Rémi et Fernand s’avancent. Je dépose dans chaque main un pénis. Après une seconde d’étonnement Emma s’écrie
-Rémi, c’est Rémi!

Elle n’a pas hésité sur le contenu de sa main gauche. C’est le cri du cœur. J’arrache le bandeau et elle se retrouve nez sur pines. Elle rougit de s’être trahie aussi facilement. Elle l’avait tenu, se souvient, le morceau exceptionnel est gravé dans sa mémoire et hante ses rêves. Nous sommes cinq à rire de sa confusion. Pour reprendre ses esprits elle dépose un léger bisou sur chaque tête de nœud, se lève, va pour embrasser les femmes et reçoit de l’une et de l’autre un baiser inattendu sur la bouche.
-Mon amour, voici ton cadeau d’anniversaire. Fernand, Rémi, Astrid et Denise viennent te faire partager leur goût du sexe. Tu as manifesté de la curiosité pour l’amour à trois, tu as déjà assisté à leur union. Je t’offre aujourd’hui, en cadeau d’anniversaire et de façon tout à fait exceptionnelle le plaisir de participer Tu vas pouvoir leur demander tout ce que tu veux, ils se sont mis à ta disposition pour te laisser un souvenir impérissable de tes trente-huit ans. Je regrette de devoir me contenter d’être spectateur. Pendant que tes compagnons vont te mettre en tenue, je m’absente pour déposer mes propres vêtements. Pardon d’avoir encore les jambes plâtrées. Astrid et Denise se précipitent et j’ai tôt fait de me retrouver nu jusqu’aux genoux. Je dois faire pitié. Emma est désolée, l’air de dire
-Voyez à quoi je suis réduite.

Denise a un petit geste d’amitié, prend en main mon escargot recroquevillé, l’astique puis l’embrasse et s’étonne de lui voir prendre des proportions somme toute respectables. Astrid applaudit:
-Mais nous n’allons pas nous ennuyer.

J’admire l’érection phénoménale de Rémi, embrasse Emma dont c’est ou ça va être « la fête »et je peux rouler d’entrée une pelle aux deux belles qui réclament un accueil chaleureux, heureuses de mon élan Elles en profitent pour reprendre en main ma lance qu’elles caressent et embrassent comme si j’étais un habitué de leur cercle. Deux belles femmes nues, chaudes et bienveillantes retirent prestement à la mienne ses derniers remparts de dentelle. Maintenant elle est offerte nue pour la première fois à l’assemblée: ma gorge se serre, je viens de perdre une exclusivité. C’est excitant, plus excitant que prévu, mais avec une pincée de doute, d’angoisse, une gêne à la gorge. Mon privilège de mari s’est évanoui, son corps devient public. Je dois être le seul ici à connaître ce mélange de sentiments contraires. Elle est très jolie, je le savais. D’autres désormais le voient. Elle ne se donnait qu’à moi: c’est terminé, ils vont en user, s’en servir sous mes yeux. Emma, épanouie, ravie vient m’enlacer, m’embrasser et me remercie solennellement. Où est sa gêne?
-J’ai un mari formidable, c’est déjà en soi un merveilleux cadeau d’anniversaire. Il vient de m’offrir le cadeau dont je rêvais. Il transforme un fantasme en réalité. Applaudissez-le. Merci de lui avoir permis de me prouver son amour, son souci de mon bonheur, sa générosité et son ouverture d’esprit. Encore un bravo pour sa tolérance.

Je ne lui dirai jamais quelle somme importante j’ai versé pour obtenir ce contrat. J’aurais pu lui payer une belle bague pour le prix. Qu’elle continue à rêver, à supposer qu’ils sont là pour ses beaux yeux uniquement puisque cela la rend heureuse. Peut-être se fâcherait-elle d’apprendre que c’est un contrat à durée déterminée. Ce sont des professionnels, ils louent leurs services et s’engagent à se retirer une fois la mission accomplie. Aujourd’hui ils doivent multiplier les positions à trois. Plus tard, si Emma le souhaite ils l’introduiront au club et ne la toucheront plus. Il y va de leur réputation de recruteurs sérieux.

Comment ai-je pu émettre cette hypothèse sous l’influence de Fernand. Qu’irait-elle faire dans ce club d’échangistes? Pour avoir les deux hommes ici, je leur ai laissé croire à une possible inscription, persuadé que l’idée d’aller se faire mettre par n’importe qui déchaînerait la colère d’une femme fidèle depuis si longtemps. Ma surprise est la compagnie des deux épouses non prévues dans le contrat. J’ai fait part aux deux associés des travaux préparatoires à cette rencontre, notamment de l’utilisation des jouets destinés à préparer les voies de pénétration. Une femme de trente huit ans a une expérience certaine à laquelle, du fait du nombre d’intervenants, ils vont ajouter un chapitre.

Pour débuter nous dégustons un champagne rosé bien frais. Coupes entamées, Astrid et Denise entraînent Emma sur le canapé. Astrid s’agenouille à ses pieds, ouvre l’angle des jambes en pesant avec ses seins, passe ses deux bras derrière les genoux d’Emma, les relève, porte ses mains derrière ses fesses et attire le ventre à la limite du siège, à portée de sa bouche immédiatement posée sur la vulve close. Elle y crache la gorgée de champagne gardée en bouche. Astrid s’incruste et se met à dévorer le fruit à saveur de coquillage maritime. Denise debout sur le canapé entoure de ses jambes le buste de ma femme et présente à sa bouche sa féminité. Impressionnée par le travail de la bouche et de la langue d’Astrid, Emma comprend vite ce que Denise lui réclame. Elle pose ses mains sur le fessier, le cramponne avec force et fait avancer le sexe pour y répéter la leçon donnée plus bas. Des bruits humides de lapements et de succions imposent le silence. Nous, les trois hommes, spectateurs pour le moment, au garde-à-vous, faisons silence et admirons cette mise en bouche des tribades: encore une révélation pour Emma et déjà du piment pour les deux héros du jour.

Ils quittent leur siège et l’un après l’autre vont pénétrer le vagin d’Astrid toujours aux pieds d’Emma, pour y puiser en quelques allers retours le lubrifiant naturel dont-ils vont avoir besoin. Au signal, la triplette femelle se désunit, Astrid et Denise s’enlacent et s’embrassent pour partager les secrétions de ma femme et vont prendre place dans les fauteuils des maris et se rincer la bouche au champagne. Les hommes ont disposé Emma devant le canapé. Elle nous tourne le dos, ses deux mains prennent position sur le haut du dossier. Rémi relève la jambe gauche et en dépose le genou sur l’assise. La raie des fesses dessine une courbe déviée à gauche. Rémi se penche par le côté et va embrasser la bouche d’Emma qu’il courbe vers le dossier en appuyant de son bras droit sur les épaules. Fernand passe sa main gauche entre les cuisses écartées et flatte la vulve en allers retours appuyés puis par petites claques. Emma ouvre l’angle pour mieux être touchée. Rémi à gauche, Fernand à droite, nous avons, entre les deux, vue unique sur le sexe exposé dont les grandes lèvres voudraient se décoller. D’un doigt expert Fernand parcourt la fente, monte, redescend en ouvrant le sillon, déniche les petites lèvres fines et, avec la deuxième main pesant sur la fesse droite, il fait béer le sexe tout rose et trempé par les préliminaires d’Astrid. Ma femme est complètement dévoilée, ouverte aux regards concupiscents de la petite troupe. Le sait-elle? Elle paraît si occupée à lutter langue à langue avec Rémi. Elle est parfaitement à l’aise, on dirait une habituée, je n’en reviens pas.

De deux doigts puis de trois Fernand vérifie le diamètre de l’entrée du vagin sous le méat urinaire et le clitoris caressé. Il se prend en main, durcit son envie en tapotant sa verge sur une fesse ou sur la vulve. Il se met en place, écarte et tout lentement entre, s’introduit dans la mouille et pénètre avec mille précautions une Emma dont la seule réaction a été un mouvement léger de croupe pour se prêter à l’entrée en matière. Elle a en bouche la langue de Rémi et vient d’être envahie sans broncher ou presque par un phallus aguerri et néanmoins étranger. Elle se disait incapable de l’imaginer: elle le subit avec délectation. Mieux placé, Rémi se retire pour lui laisser savourer la présence unique en elle de son comparse. Fernand est en balade, il va, il vient, musarde, s’attarde au fond du conduit, frotte les berges internes à allure lente. Emma tourne la tête, me cherche du regard, sourit heureuse, attend un signe d’approbation. Je souris jaune, mais je souris, il le faut, ce n’est pas le moment de gâcher un début de cadeau apprécié.

Elle remonte sa deuxième jambe en parallèle, cale sa tête et ses épaules au dossier, tend et ouvre mieux ses hémisphères en tirant des mains sur ses fesses, fait basculer son ventre pour sentir les frottements de la verge patiente, lente, dure qui va son train de sénateur et pour encaisser plus solidement le heurt du ventre qui frappe ses arrières. Elle commence à souligner les coups de han rythmés, inspire et lâche un han, inspire et fait han, é..; han,é… han.
Alors d’une tape Rémi réclame son tour. L’autre se retire, laisse la place entre les pieds qui débordent du canapé. Astrid se précipite, prend le vit marital entre les lèvres et le nettoie de la langue avec amour.
Rémi ne se précipite pas. Il tend une main à Emma, la fait relever devant le canapé et joue à l’amoureux, un bras amène ma femme contre son corps, la cale contre lui et il s’empare tranquillement de ses lèvres et caresse ses seins gonflés de volupté. Emma ne s’y attendait pas, ses yeux de nouveau cherchent les miens, pour me faire savoir que si elle répond au baiser c’est qu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Instinctivement sa main gauche parcourt le torse viril et comme par hasard coiffe le sexe brandi dans sa gloire par Rémi. Il caresse ses seins en propriétaire, elle l’encourage en branlant sans réussir à en faire le tour cette trique dont elle attend les coups avec impatience. Docile elle reprend place sur le canapé.
La verge épaisse de Rémi tente une incursion dans le sexe. On le voit, les deux pouces ouvrant au maximum la voie, étalant à nos yeux l’intimité rose et le sombre des profondeurs, pousser des reins. Emma proteste, il pousse, renonce. Il prend ma femme dans ses bras, l’allonge sur le parquet, seins pointés vers le haut, s’allonge sur elle, torse au bout de ses deux bras tendus, ventre à ventre. Il se pousse entre les cuisses réticentes, doit la couvrir de tout son poids pour amener un bras et une main qui ouvre le sexe. En position du missionnaire il recommence à pousser son gland sur la vulve ouverte. Fesses au sol, Emma ne peut plus se dérober, le gland essaie, force, ne passe pas.
-Attends, je vais lubrifier, il n’y a pas de raison que tu cales, tu y es presque.

Denise s’avance bombe de lubrifiant tendue, asperge la jonction du tenon et de la mortaise, demande à son mari de céder un ou deux centimètres, envoie un jet supplémentaire et donne le signal de l’assaut d’une gifle sur la fesse poilue. Rémi reprend sa poussée, gagne du terrain petit à petit et tout à coup s’enfonce jusqu’à la garde avec un hon de bûcheron auquel Emma répond par un long cri de douleur. Pour la première fois de sa vie (un mari ne sait jamais ce qui l’a précédé, les pessimistes ajoutent: ni ce qui a suivi) Emma vient de prendre de suite deux verges en elle. La qualité de la seconde lui laissera un souvenir impérissable. Un foret aussi dur et aussi épais laisse des traces. Ils sont allongés l’un sur l’autre, lui immobile, les pieds d’Emma remontés sur ses épaules. En me baissant, par en dessous j’aperçois la tache sombre de l’anus remontée par le basculement des jambes et du bas-ventre transpercé et un lambeau de chair rose surmonté des couilles collées aux grandes lèvres invisibles qui servent de butoir.

Un nouveau pas est franchi. Sous mes yeux de mari compatissant et complaisant une partie de mon cadeau est livrée. Emma est baisée successivement par deux hommes différents. Pourquoi Rémi ne bouge-t-il pas? On devine une imperceptible giration de son bassin sur le ventre écrasé. L’homme sur elle déglutit difficilement, mais ne bouge pas, aplati comme un lézard au soleil sur une pierre chaude: l’accouplement fixe dure, c’est interminable, incroyable, fascinant. Je regarde Astrid, elle hoche la tête comme pour me signifier que tout va bien, s’approche de mon fauteuil roulant et calme mon impatience en s’emparant ostensiblement de mon sexe durci par le spectacle hallucinant. Sa main monte et descend sur ma tige raide. Je n’ai rien demandé, je laisse faire, mû par un inavouable esprit de vengeance. Emma, mon Emma s’abandonne si facilement et moi je me débattrais? La traîtresse se livre sans la moindre hésitation, se tend vers le pieu bandé dans son sein. J’ai secrètement espéré qu’elle aurait un sursaut. J’ai payé en me disant qu’un peu d’amour de moi la ramènerait à la raison, lui rappellerait notre promesse de fidélité. Un sursaut d’amour propre simplement, de respect d’elle aurait constitué une consolation. Hélas, depuis le restaurant je pressentais qu’elle allait accepter pour dépasser le stade du test. Mais je continuais à garder l’espoir d’un rejet, d’un refus à la dernière minute.

Espoir stupide. Ecrasée immobile sous le mâle, soumise succube, elle déguste, savoure, se délecte visiblement du poids, de la chaleur et des contractions internes de l’homme et de son membre volumineux. Elle goûte sa présence lourde et enivrante et fait des efforts pour le garder en croisant ses pieds dans le dos, en se servant de ce levier pour tenter d’en avaler un peu plus encore. Son visage rougi par les contractions de ses parois vaginales autour de la masse brûlante plantée dans ses chairs trahit le plaisir de se donner, d’être possédée. Elle étale impudiquement la volupté débordante de cette union longue, pleine avec cet étranger. Sa crainte de ne pas pouvoir recevoir une bite aussi grosse a fondu et s’est transformée en satisfaction infinie. Elle est comble, remplie, elle est comblée, heureuse.
Emma se met à glousser des oh étranges, de plus en plus forts et publie un orgasme inattendu tant ils restaient immobiles. J’explose entre les doigts charitables d’Astrid. Elle lèche mes bordées de semence à la source. Rémi se soulève précautionneusement, son membre s’extrait de l’abri, couvert de liqueur blanchâtre et d’une fine traînée couleur de sang. Sans le moindre mouvement de pompage il a fait jouir la femme et a éjaculé en elle. Denise s’applique au nettoyage et Astrid plonge un doigt en crochet dans le vagin malmené pour y cueillir de petites flaques de liquide séminal qu’elle porte à sa bouche et avale!

Il faut battre le fer temps qu’il est chaud. Fernand ne laisse pas le temps à Emma de refroidir, il la met à quatre pattes sur le canapé, seins dans les coussins, croupe en l’air. Sans faiblir il reprend possession du vagin, y fait provision de lubrifiant humain, sort, hésite, me regarde, relève Emma et lui fait reprendre la même position devant mon fauteuil:
-Suce ton mari pour le remercier, ne le perds pas de ta bouche.

Elle me regarde, les yeux bordés de reconnaissance et s’exécute, une larme à l’œil. En position derrière elle, Fernand se masturbe pour retrouver la rigidité nécessaire puis pointe son majeur sur la pastille ridée de l’anus, le force dans les plis du sphincter, se montre content de constater l’élasticité de l’anneau, m’envoie un clin d’œil complice, fait place à son gland, crache sur l’œillet et avec un élan soutenu envoie une bonne partie de sa queue dans le cul d’Emma. J’aurais dû lui offrir un plug plus épais me dit sa plainte. Pour oublier la douleur de l’intrusion, elle fixe son attention sur ma queue prisonnière de sa bouche et me suce avidement. Fernand la ramone consciencieusement, toujours calme, c’est un coureur de fond, patient, avare d’efforts inutiles. Et Emma me mâchouille en me regardant, attentive à la bousculade postérieure et à la succion. Dans ses yeux brille une flamme de fierté. Je lui demande si c’est bon, elle fait signe que oui et par malice mordille mon gland. Oui, elle savoure son cadeau.

Qui va piano va sano. Astrid s’est glissée sous les seins d’Emma et les agace. Rémi ne veut pas risquer de faire éclater le rectum et va placer sa tête sous le ventre fouillé par son copain. A son tour il s’acharne en un cunnilingus gourmand sur la vulve délaissée. Attaquée de toute part, Emma se tord dans tous les sens, secouée de frissons violents. Elle ahane sur mon chibre, serre les lèvres pour contenir ses gémissements, creuse son dos, serre mes genoux entre ses mains et se laisse enfin partir en un cri de délivrance, terrassée par un orgasme formidable. Par les deux extrémités elle reçoit les jets de sperme, ceux de Fernand dans les intestins, les miens sur la langue. Rémi se relève en essuyant une giclée échappée du sexe qu’il bouffait, urine ou cyprine? Elle me libère pour se frotter les mâchoires engourdies et me montre sa bouche vide, elle a avalé mon jus. Elle est à peine debout que Denise va avaler la liqueur qui s’échappe de façon incontrôlable dans le sillon des fesses.

Une nouvelle coupe de champagne marque une étape de repos, pour un bilan provisoire. Emma clame son plaisir, se réjouit d’avoir vaillamment passé ces premières épreuves. Tous les orifices sont rodés, mais tous ses vœux ne sont pas encore exaucés. Elle veut absolument une double pénétration. Pour son anniversaire ce sera la cerise sur le gâteau, comme je l’ai annoncé. D’un commun accord il est convenu que Fernand reprendra possession de la place arrière et que Rémi entrera à l’avant par-dessus. Les hommes rient de son enthousiasme, les femmes l’encouragent à les rejoindre au club. Fernand lui offrira une première séance gratuite en l’introduisant par l’entrée des artistes si possible en ma compagnie. Emma fait la moue et explique sa déception par un doute sur la rapidité de ma guérison. Elle aimerait observer le plus rapidement possible, même sans moi.

Pendant toute la discussion elle me regarde avec une lueur de pitié, la main gauche enserrant une partie du manche monstrueux de Rémi, comme une bite d’amarrage. Dans un mouvement très doux qui découvre le gland redouté, elle l’entretient mais innocemment, sans vraiment s‘en rendre compte tellement c‘est naturel. Astrid et Denise se regardent en souriant et s’amusent de l’attitude décontractée de la néophyte. Parfois elles guettent en douce mes réactions moins enchantées. Tous les maris ne se réjouissent pas d’assister impuissants à la métamorphose de leur conjointe, elles le savent par expérience. J’ai offert un cadeau bien payé. Donc j’ai résolu de présenter un visage impassible. Les finaudes ont remarqué l’une ou l’autre crispation de mâchoires, un froncement de sourcil ou un pincement de lèvres. Serai-je décidé à lâcher la bride et à tout permettre à la convertie de fraîche date. Pour cette raison elles ont pris soin de moi et se montrent très bienveillantes. De plus je me remplis les yeux des courbes de leurs corps et je ne suis pas insensible à leur contact. Elles ne désespèrent pas de me convertir également à l’échangisme.

Sur le lit de la chambre d’amis Rémi s’est couché sur le dos. Emma n’a laissé à personne le soin de le branler et de l’avaler pour lui rendre toute son énergie. Accroupie au-dessus de la colonne dressée, aidée par Astrid et Denise qui écartent ses lèvres, elle vient se poser sur le sommet et agite l’entrée de son vagin pour trouver la juste place. Elle se pince les lèvres et se laisse descendre. Du bout d’un doigt Rémi titille le clitoris chassé de son refuge par la pression de sa bite. Le membre bien graissé plie mais ne rompt pas. Il y faut le temps. Quand enfin Emma touche de son sexe la base du sceptre, un sourire illumine le visage jusque là concentré dans l’effort. Cette fois Rémi la soulève, la fait remonter, puis lui ordonne de se laisser retomber. Une fois, deux fois, trois fois: à chaque chute ralentie elle se tortille pour se retrouver bien assise, le pieu caché en elle, écorchant ses peaux rougies. C’est un manège, comme les chevaux de bois, elle monte poussée par deux mains et se laisse glisser sur l’essieu et on recommence sans fin. Son visage se détend au fur et à mesure des allers-retours. Les femmes complices la distraient en touchant ses seins ou en lui chatouillant l’anus.

Fernand debout au-dessus de la tête de Rémi présente à Emma sa verge à regonfler. Elle s’accroche au bas de ses hanches, aspire le sexe et entreprend de le sucer. A l’autre bout, le pompage continu et le dur frottement du gourdin presque apprivoisé produisent des sensations traduites en feulements et en transpiration sur le visage et la poitrine portés au rouge vif. Rémi attire sa bouche vers la sienne et l’embrasse, l’emprisonne dans ses deux bras croisés sur le dos bloqué. Seins aplatis et étalés sur la poitrine velue, elle participe au baiser goulu et continue l’ascension du pic et son engloutissement en ne bougeant plus que le bas de son abdomen. Désormais la machine est bien huilée, le mouvement plus souple. Fernand prend position, élargit l’anus de deux doigts enfoncés en rotation, verse quelques gouttes de lubrifiant. C’est enfin la réalisation du rêve de ma femme: la verge du deuxième complice pénètre par à coups dans ses entrailles et va se frotter à la bosse de l’autre qui s’anime dans le vagin voisin. Emma chuinte, chante, se plaint, crie des oui et des non en litanies sans fin, sa tête se relève puis retombe sur le côté, ses jambes gigotent comme désarticulées, ses mains empoignent l’oreiller, elle est déchaînée, folle de volupté. Elle regarde vers moi mais ne me voit plus occupée à enregistrer cet instant de béatitude exceptionnelle, le couronnement de ce somptueux cadeau offert par son admirable mari.
-Ah, mon amour, c’est extraordinaire. Je deviens folle de plaisir. Jamais, oh!…oh

Les deux hommes arrivés à la dernière épreuve ne ménagent plus leurs forces, foncent, poussent bousculent, forent chaque cavité, sans égards pour les plaintes, sans pitié. Leurs deux barres marquent la femelle au fer rouge dans son ventre brûlant. La brûlure se traduit en cris sauvages, en rires, en pleurs, en gargouillis, en paroles incompréhensibles, en « c’est bon », en « encore, n’arrêtez pas », en « ouihihi » en « non, si, encore, je n’en peux plus », ou en « plus fort ». Après ce traitement elle ne pourra plus leur échapper, sa présence future au club n’est plus à plaider. Le premier l’envoie vers le haut, le second l’écrase sur le premier. Quand Emma soulève son arrière train on peut voir ressortir environ trois centimètres de vagin collés à l’énorme verge. Sont-ils inlassables? N’arrêteront-ils plus le double pilonnage. Combien de temps Emma s’essoufflera-t-elle sans s’asphyxier? Et ça bouge, ça remue. Lorsque Fernand se retrouve hors jeu, il reprend son truc en main, le tend à Astrid ou à Denise pour une pipe rapide puis replonge ragaillardi dans le petit trou et il rame, rame. Et elle en redemande. Il vient de tenter une double vaginale en se collant à la queue de Rémi. Emma a hurlé et il a abandonné en disant qu’un jour ce serait possible. Et ils ont retrouvé une belle cadence, régulière, avec des enfoncements au maximum de la longueur des braquemarts. Pour comble de bonheur un même orgasme les foudroie simultanément. Les muscles se contractent dans ce dernier effort, secoués par les spasmes successifs des jets de sperme et les trois corps s’immobilisent ensemble en un tas confus de membres entremêlés. Le final a été d’une extrême violence et ils gisent entassés, inanimés mais toujours imbriqués les uns dans les autres dans l’attente d’une bienheureuse détumescence qui facilitera le retrait.

Astrid et Denise applaudissent, se tournent vers moi, quêtent mon approbation, félicitent la consœur cooptée. Emma surexcitée affiche son bonheur et voudrait que je le partage. Je suis moulu, écrasé par ma responsabilité, une eau amère remonte de mon estomac à mes lèvres, mon pénis a perdu son érection et pend lamentablement sur ma cuisse souillée. J’étouffe de déception. Pas une fois Emma n’a douté de la justesse de cette situation. A corps perdu elle s’y est vautrée comme une bête dénuée de raison. Des conséquences pour notre couple, elle n’en voyait que d’heureuses. Elle espérait en secret depuis longtemps et n’avait pas à bouder le plaisir offert. Il faut que j’aille uriner, je le dis et quitte la pièce. Qu’ils se désunissent et retrouvent leurs esprits sans moi. Ils ont à leur disposition des lingettes corporelles si les épouses ne suffisent pas au nettoyage et au séchage. Emma pourra les conduire dans la salle de bain et se laver avec eux, ils n’ont plus rien à se cacher. J’éprouve dégoût, honte et lassitude. Un ressort est cassé en moi, mais c’est son anniversaire et je dois faire bonne figure.

A mon retour la conversation tourne sur les activités du club. Emma me saute au cou, ne sait quels mots choisir pour me remercier encore ou pour louer la qualité de l’extraordinaire prestation des échangistes venus lui faire sa fête à domicile à mon invitation. Je suis son héros, l‘amour de sa vie. Elle déborde d’une joie communicative partagée par les acteurs et les actrices. Elle voudrait avoir un anniversaire par mois ou par semaine. Dans son emballement, elle promet de rejoindre ses amis dès le samedi pour observer l’activité des membres et se faire une idée. Sans me consulter puisque ça va de soi. Elle est conquise d’avance et ne doute pas que je paierai avec plaisir la cotisation annuelle. Nos hôtes doivent nous quitter, l’organisation des soirées et des nuits exige leur présence. Nous sommes seuls, rhabillés. Emma fait des exercices d’élongation, bâille. Je lui rappelle l’existence de Sophie et l’obligation d’aller la chercher, la nourrir et la coucher parce que demain notre enfant doit aller en classe. Elle se dit heureuse mais éreintée, sa fatigue est bénie. Ce que confirme sa démarche: les deux gaillards l’ont réduite en automate incertain sur ses pieds. A l’évidence ses parties intimes sont allumées, l’incendie continu à couver dans son sein, elle a le cul en feu. Pour marcher elle doit écarter les cuisses afin d’éviter les frottements des chairs meurtries.
-O mon chéri, c’est ton plus beau cadeau. Ca t’a plu à toi aussi? Tu le caches bien, mais tu t’es rincé l’œil. Je t’ai observé en train de reluquer les deux femmes à poil. Ce ne sont plus des canons de beauté, mais elles sont chaudes et actives et tu ne les as pas repoussées, hein. Quelle journée magnifique, quelle expérience fantastique. Je savais que ce genre de rencontre de deux hommes avec une femme me comblerait. Tu as su deviner mon envie. Merci, merci. Si tu pouvais savoir

Pas un mot pour regretter l’accident qui m’a empêché d’être partenaire. Pas une parole pour savoir si elle pourra devenir membre du club, pas une consolation au mari qui devra attendre. Pas la moindre inquiétude sur ce que j’ai ressenti. Tout a été si parfait. Il faudra que la fête continue. Elle est intarissable

Heureusement la fatigue de l’exercice a eu raison du flot de paroles né de son excitation physique et psychique. Elle dort comme une bienheureuse, corps repu, esprit satisfait, conscience en paix. La reconnaissance déborde encore le matin venu. Elle a conduit Sophie à l’école et monte des projets. Pour samedi elle doit se procurer une lingerie fine. Astrid connaît un magasin spécialisé. Elle va me ruiner après s’être jetée éperdument dans les bras des deux exécuteurs que je lui ai payés. Ils m’ont promis le secret, mais la terre entière va vite apprendre par le voyage éclair de secrets racontés à des personnes de confiance que nous sommes des débauchés. Emma est si fière d’avoir honoré mon merveilleux cadeau. Sa joie finirait par me donner bonne conscience pour cette action idiote. J’ai mis le doigt dans l’engrenage, le bras va y passer, mon compte en banque suivra encore plus vite. Alors qu’elle chante son bonheur, les bienfaits d‘une séance à trois, imagine la présence d’un troisième homme valide, je me ronge les sangs à la recherche d’une issue honorable. Il n’en existe pas.

Elle a dépensé une fortune pour payer un string encore plus étroit et plus transparent que les précédents jugés ridicules, juste bons pour une bigote. Le soutien-gorge quasi inexistant valait encore plus cher.

Cette fois je ne marche plus. Elle a eu son cadeau. Si elle veut un bonus elle le paiera, mais pas avec l’argent du ménage. Je refuse de racler les fonds de tiroirs pour payer sa cotisation au club, ma générosité a des limites, ma complaisance aussi. L’expérience a eu lieu. Je pensais avoir chassé le démon. Les discours des quatre échangistes ont mis cent démons à sa place. Je suis pingre, égoïste, stupidement jaloux comme il n’est plus permis de l’être au vingt-et-unième siècle. Puisque je suis le mari qu’elle aime, quel mal y a-t-il à s’amuser sexuellement, sans sentiments, avec des compagnons en bonne santé. D’autant plus que le mari en ce moment est « absent ». J’ai expliqué que si elle continuait à dépenser sans compter nous serions peut-être obligés de renoncer à une location de vacances: elle a applaudi!
-Ce sera autant d’occasions supplémentaires de profiter de la cotisation et de la rentabiliser.

J’ai tenu ferme. Je désapprouvais la fréquentation du club et veillerais attentivement au budget. Malheureusement je n’avais pas moyen de l’empêcher de sortir, elle femme libérée de trente huit ans. Après une discussion houleuse elle se déclara en grève de travaux domestiques

Vers trois heures du matin, le dimanche, revenue du club où elle a dû se contenter d’observer les acteurs, dit-elle, elle veut me narrer par le détail les exploits de tous ses « nouveaux amis«, me décrire par le menu les installations modernes et luxueuses du temple de l’amour. Le vase déborde et dans mon sommeil si difficilement gagné sur mes angoisses constantes de convalescent impuissant, je lui impose brutalement silence, lui tourne le dos. Elle veut me persuader: elle a trouvé le chemin de Damas d’une sexualité épanouie, insiste, m‘évangélise. Je quitte le lit conjugal, me traîne dans la chambre d’amis, ferme la porte à clé et m’endors sur les draps témoins du stupre et qu’Emma a oublié de changer. Elle frappe à la porte, fait une crise de larmes à cause de mon indifférence coupable.
-Si ces rencontres te déplaisaient, il ne fallait pas organiser la première, celle de mon anniversaire. Tu as un exécrable caractère de jaloux. Si j’avais su…;

le reste se perd en sanglots. Sophie réveillée pleure d’entendre pleurer sa mère. Je m’endors. Je passe le dimanche matin au lit. Je jeûne à midi. Le soir, Emma envoie Sophie. Je ne résiste pas aux appels de ma fille, et fais acte de présence à table.

-Si tu continues, tu vas tomber malade. Maintenant le mouvement est lancé, je ne peux plus reculer, que tu le veuilles ou pas. Je serais allée une fois de temps en temps au club. Comme je n’ai pas de quoi payer ma cotisation, nous avons trouvé un compromis. J’ai dû m engager auprès des responsables du club à assurer une permanence de vingt heures à trois heures, trois nuits par semaine, le samedi, le lundi et le mercredi, moyennant quoi ils me procureront chaque mois les sous-vêtements chics nécessaires pour soigner mon apparence à des prix défiants toute concurrence. On m’estime, on me gâte, j’ai trente huit ans, je sais ce que je veux: ne gâche pas ma joie en boudant ou en niant la valeur d’un cadeau que tu m’as fait. Tu avais deviné avant moi la joie qu’il me donnerait. Tu ne peux pas vouloir revenir en arrière.
-Ma petite Sophie papa est fatigué et va se coucher.

Je laisse Emma à son monologue. Elle a pris des engagements sans me consulter pour une fois. S’il s’était agi d’un emploi rémunéré elle aurait longuement raisonné, étudié la valeur du travail et trouvé trop basse la rémunération au regard de ses diplômes, elle aurait exigé mon avis. Je parle d’expérience, elle m‘a fait le coup à plusieurs reprises. Mais cette fois elle raisonne avec son sexe et n’a pas besoin de conseil. De science infuse son vagin sait ce qui lui fait du bien. Je me réfugie dans la chambre d’amis. Le bruit de la clé met fin à sa logorrhée et relance des pleurs. Je l’entends partir en voiture avec l’enfant. Elle revient seule et s’installe derrière la porte close.
-Tout ça c’est de ta faute. Ca fait une éternité que tu ne me fais plus l’amour vraiment. Quelques attouchements et quelques baisers ne suffisent pas à mon âge. J’ai des besoins, tu dois le comprendre, des besoins de sexe, des besoins sérieux, j’ai trouvé un moyen de les assouvir sans te tromper. J’aurais pu prendre un amant, mais je m’amuse uniquement avec un tas de types dont je ne suis pas amoureuse, tu devais être content. Tu n’es pas en état actuellement de les satisfaire à cause de tes blessures. Ne sois pas égoïste, quand tu iras mieux tu me rejoindras au club. Tu verras ta femme heureuse, c’est bien ce que tu as toujours souhaité.

Elle a bien assimilé la doctrine échangiste. Liberté, émancipation, rejet des tabous, victoire sur la notion impure d’appartenance à un seul être, recherche du bonheur, jouissance par tous les moyens, noblesse du partage, dévouement aux membres et obéissance à la hiérarchie détentrice des clés du bonheur
-Je pensais que l’éternité faisait plus de deux mois. Je t’ai offert l’expérience que tu voulais connaître. Ca ne t’a pas suffi, tu veux aller te faire prendre au club. En somme tu seras une putain gratuite, mais pas à mes frais. Tes besoins vont à la rencontre d’autres besoins, fais toi payer tes heures de permanence de nuit au club. Si c’est ta façon d’être heureuse, fais, mais ne m’en parle plus. Je ne te suis plus, et je ne veux plus savoir la suite de mon erreur, ni payer davantage
-Je ne suis pas une prostituée. Personne ne se fait payer son plaisir dans cette enceinte.
-Qu’est-ce qui peut t’empêcher de gagner ton argent les jours où tu ne vas pas au club ? Cherche-toi un travail bien payé et tes dépenses à prix défiant toute concurrence seront couvertes par ton activité.
-Dans ce cas nous ne nous verrons plus et je n’aurai plus le temps de m’occuper de Sophie. Ce n’est pas possible!

Eternelle rengaine d’une surdiplômée devant l’esclavage du travail destructeur de la cellule familiale. Je ne relève plus ces arguments. Elle a des « besoins » qui sortent des limites qu’on peut imposer à un mari, qu’elle se débrouille. Elle peut toujours frapper à la porte, faire une crise de larmes ou me supplier de la comprendre au nom de notre amour de quinze ans. Je n’ai qu’une réponse.
-Ne me parle plus d’amour si tu t’envoies en l’air avec un troupeau de porcs.

Je suis en arrêt pour accident. Mes plâtres seront retirés ce lundi matin, je vais rendre la chaise roulante empruntée et dans trois jours je vais reprendre mon travail avec plaisir pour échapper aux syllogismes d’Emma toujours en proie au besoin de se justifier à mes yeux. Je dois servir de brouillons pour les arguties qu’elle sert à qui veut l’entendre. La dernière a été testée dimanche soir:
-Si ça continue, je vais divorcer, a-t-elle griffonné sur un billet

J’ai répondu
-Comme il te plaira. Tu me rendras service. Devant le juge, tu bénéficieras des témoignages éloquents et du soutien de tes nouveaux amis.

Elle n’a pas insisté. Je m’en vais pour me faire délivrer de mes plâtres et pour faire vérifier ma guérison sitôt qu’Emma est partie avec Sophie à l’école. Je m’arrête au bistrot du coin pour un café et deux croissants. Tout va bien, je suis tout neuf, le moral mis à part. J’achète quelques provisions et retourne dans mon repaire, jette les draps souillés de foutre étranger dans le couloir, en saisis des propres et ferme à clé. On ne m’entendra plus jusqu’à mon départ au travail mercredi matin. J’attends ma convocation chez le juge des divorces. Emma menace, mais n’est pas pressée. Deux ou trois fois Emma m’apostrophe. Je suis muet. Un club nous sépare.
-Il va être vingt heures, je vais au club. La petite dort. Occupe-toi d’elle si elle pleure. Mais ça n’arrive jamais c’est un ange.
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A trois heures du matin elle me réveille et raconte derrière la porte.
-Tu te rends compte, le règlement de l’établissement interdit à Fernand et à Rémi, mes recruteurs de s’occuper sexuellement de leurs recrues. Ca ne fait rien. Tu crèverais de jalousie si tu voyais mon succès. Je n’ai pas compté les hommes qui m’ont entourée, caressée ou m’ont fait l’amour. Pendant que l’un me baisait, un autre se faisait sucer, un troisième me prenait la main pour que je le branle. C’est extraordinaire. Le sexe est roi, on se mélange mais par pur désir. J’ai eu droit à une double mais par des petites bites. Tu vas mieux? Tu vas bientôt sortir de ton trou pour redevenir mon unique amour?

Elle a oublié la menace de divorce. Lasse de parler à une porte muette après les fatigues d’une nuit si bien utilisée, ses besoins comblés au-delà de ses espérances, après une pique à ma jalousie, elle est allée se coucher. Le mardi matin elle a conduit Sophie à l’école avec une heure de retard.
-C’est de ta faute, tu dors toute la journée, tu pourrais t’occuper de ta fille.

Elle a le cerveau à l’envers. Comment s’arrangera-t-elle à partir de ma reprise du travail? Elle exerce sa seule activité fatigante au club selon des horaires choisis. Je vis désormais avec une inconnue qui a perdu le sens commun et qui n’existe que pour « inventer » des combinaisons sexuelles pratiquées depuis la plus haute antiquité.

Fernand m accueille au travail, les bras ouverts.
-Ah! Ta femme, quelle perle. Un tempérament increvable, toujours entourée d’une grappe de fidèles. Elle se donne, c’est un phénomène. J’espère que tu l’aides dans les travaux du ménage, sinon elle ne pourra pas tenir le rythme. Elle a oublié de lui parler de sa grève du ménage.
Le lundi suivant Fernand me vante l’activité débordante et enthousiaste d’Emma le samedi, jour traditionnel de bourre. A force de se faire bourrer elle oublie de se réveiller. Le courrier du mercredi me demande un billet d’excuse pour l’absence à l’école de Sophie le mardi matin. Je laisse un mot dans le cartable pour indiquer que seule ma femme est en mesure de répondre. Les retards à l’école deviennent monnaie courante le mardi et le jeudi matin. On convoque Emma, puisque je travaille aux heures d‘ouverture de l‘école.
Je dis à Fernand que mon couple est foutu. Il en est ébahi. Il me prenait pour un esprit éclairé.

Je ne rentre plus à la maison que pour dormir et me changer. Je vis de casse-croûtes achetés. Je vais laver mon linge au pressing. Emma s’absente trois nuits par semaine, fait un minimum de 21 heures d’activités sexuelles épuisantes, dort et récupère le reste du temps. Nous nous croisons rarement, sa mère s’occupe de Sophie le week-end. Un lundi soir la porte de ma chambre est fermée. Emma a profité d’un oubli pour essayer de me ramener dans son lit. Je décide d’occuper le canapé et découvre que le ménage n’a pas été fait depuis le fatal anniversaire, une bouteille de champagne vide est entourée des six flûtes sur la table basse du salon. La poussière couvre les meubles. J’ouvre la porte de la cuisine, la vaisselle sale s’entasse sur l’évier et la table, dispute la place aux boîtes de conserves vides. Je me nourris de casse-croûte, je ne suis pour rien à ce désordre répugnant.
- Je vais à l’hôtel.

Le lendemain mardi Fernand me remet la clé confiée par Emma, me traite d’entêté.

Le mercredi soir je vais prendre un remontant au bistrot du coin pour avoir du courage en vue d’un éventuel affrontement. A une table un homme m’observe puis vient s’installer au comptoir à mon côté. Nous discutons, l’alcool délie ma langue, je vide mon sac. Il m’écoute attentivement, c’est un assistant social. Il passera chez moi vers 19heures 30 avant le départ d’Emma et va essayer de mettre un peu d’ordre dans nos affaires s’il n’est pas trop tard. Certaines personnes l’ont alerté.
Quand il sonne Emma est dans la chambre, douchée, parfumée. Je l’appelle de façon exceptionnelle pour la première fois depuis deux mois. Elle se précipite et paraît devant nous, plus nue que nue dans son mini string et son simulacre de soutien-gorge. Elle a horriblement maigri depuis son anniversaire, le volume de ses seins s’est vidé. Instinctivement devant l’inconnu elle cache sa poitrine d’un bras et son string minuscule d’une main.
-Oui que veux-tu? Excusez-moi, je suis en train de m’habiller, je vais être en retard.

Serge, l’assistant social se présente et va droit au but. A la suite d’un signalement il doit vérifier l’état de notre couple qui serait au bord du divorce et assurer la protection de notre enfant apparemment négligée et éventuellement nous en retirer la garde. Il souhaite jeter un coup d’œil sur la maison, voir les parties communes et la chambre de l’enfant. Emma proteste qu’il la retarde
-C’est que je suis attendue. Il faut absolument que j’arrive à l’heure.
-Comme vous voudrez, si vos obligations vous appellent, saluez votre fille, il est fort probable que le juge décide de la retirer et de la placer en foyer dans les prochaines heures. Les gendarmes viendront la prendre dès le lever du jour, discrètement pour éviter de le faire devant tous vos voisins.
-Quoi? Pourquoi donc? Tout va bien pour ma fille. Tu as porté plainte, lâche?
-Parce que vous ne voulez pas prendre le temps de vous défendre et de défendre votre droit de garde. Votre mari n’est pas le plaignant. Mais l’affaire est grave, pour l’enfant, pour votre mari et pour vous si vous aimez votre enfant.
-Ce n’est pas possible. Bon voyons vite ce que vous voulez. Mais vite.

Elle ouvre ses portes, laisse paraître le désordre qu’elle ne voit plus. Le travailleur social prend des photos, traite la chambre de Sophie de taudis, ne trouve pas de qualificatif pour les autres pièces. Enfin il s’informe de l’emploi qui arrache une mère à sa fille, de la fréquence de ses absences et des causes du désordre qui règne dans la maison. Pour toute réponse il entend qu’Emma va être en retard.
-Les faits confirment les plaintes, je fais le nécessaire pour la protection immédiate de votre enfant mineure. Après, menez votre vie comme bon vous semble. Monsieur, avez-vous quelque chose à ajouter?
-Je gagne par mon travail le salaire qui nous fait vivre. La tenue de mon épouse montre à quelle occupation unique elle se livre en dispersant dans un club échangiste les forces qui seraient nécessaires pour l’entretien de la maison et pour s’occuper de notre fille convenablement. Si en raison de sa passion immodérée pour le sexe et des négligences qui en découlent on nous retire notre fille, je divorcerai.
-Je prends note. A bientôt.

La gabardine qui devait couvrir ses sous-vêtements lui tombe des mains, elle se pose ses fesses nues et amaigries sur la pile de vieux papiers entassés sur la chaise la plus dégagée.
-Quoi, tu veux divorcer. Je pourrais savoir pourquoi?
-C’est évident. Pendant les deux mois qui ont suivi mon accident nous n’avons plus eu de relations sexuelles satisfaisantes et depuis ma guérison je n’ai plus de femme du tout. Tu te dérobes au nom de tes besoins.
-Tu n’as qu’à venir coucher dans notre chambre.
-Tu rentres fourbue au petit matin, comme une somnambule: il t ‘arrive de me bousculer au passage sans me voir, tu t’étales sur ton lit et tu ronfles, ni lavée ni douchée, puant la transpiration, les cheveux collés de sperme, le rimmel en flaques douteuses sur les joues. Regarde-toi, tu n’es plus que l’ombre de toi-même, un squelette qui perd ses fesses et ses seins. Et je devrais passer sur toi et te faire l’amour après des dizaines de vicieux qui t’ont réduite à l’état de loque. Tu voudrais peut-être que je vienne pomper dans ta chatte fatiguée les rivières de foutre entassées à coup de bites par tes « nouveaux amis »
-Oh! Comme tu y vas. J’ai encore des succès. Moins que les premiers jours. Fernand a promis de m’exhiber avec Rémi pour faire revenir vers moi ceux qui se jettent sur les nouvelles recrues.
-Tant mieux pour toi. Fernand m’a effectivement annoncé ton déclin et m’a réclamé le remboursement d’un prêt: qu’il se paie sur la bête. Moi aussi, j’ai des besoins à satisfaire, mon sexe a ses exigences mais je ne vais pas le mettre en danger dans un vagin super actif et peu regardant sur le nombre et la qualité de ses visiteurs. Tu n’auras plus un euro de moi, j’ai changé de banque, annulé ma carte et mon chéquier. Il est juste que tes baiseurs soient tes payeurs. Et il est temps que je te quitte
-Et qui prendra soin de notre fille. Après seize ans de mariage, tu perds la tête.
-En attendant que je me remarie, Sophie sera prise en charge par l’aide à l’enfance.
-Ah! Le joli père que voilà. Et tu vas te remarier, voilà la cause de ta conduite. Tu te plains de moi, tu me quittes pour une autre. Je te rappelle que nous sommes mariés officiellement. Pour le divorce, tu attendras, je ne vais pas me laisser faire. Tu as une enfant à charge, tu paieras, je me suis renseignée.
-Ah la jolie mère. Quel exemple pour une gamine.
-Ca va, oui! Bon je vais être en retard.

Elle part, revient un quart d’heure plus tard.
-Tu n’as pas cent euros, il faut que je rembourse une partie d’un prêt. Dis, mon amour…
-Ton amour est mort, ton banquier en même temps

On pourrait trouver un arrangement. Par exemple je commencerais à 22 heures et je rentrerais une heure plus tôt. Demain je ferai le ménage.
-Demain il sera trop tard et demain tu seras épuisée. Ce soir, tu n’es pas fatiguée. Au lieu d’aller te casser les reins à te faire sauter et fourrer et bourrer toute la nuit par des malades et de rentrer crevée au matin, dégoulinante de giclées de sperme, reste à la maison, nettoie.
-Oui, mais si j’y vais moins longtemps, tu voudras toujours divorcer? Juste une nuit par semaine?
-Oui! Si tu ne peux plus te passer de toutes ces galipettes, de la quantité des rapports et de toutes les expériences, tu apprendras à te passer de moi. D’ailleurs que changera notre divorce? C’est du vice, que ça dure une heure ou vingt heures par semaine, que tu couches avec dix ou vingt Rémi à la fois ou que tu ne trouves qu’un éjaculateur précoce rejeté par toutes les autres filles. On ne peut pas tout avoir. Tu as vu que l’assistant social m’aidera: au premier coup d’œil, il a compris.
-Tu crois qu’ils vont m’enlever ma fille.
-Je ne le crois pas, je le sais.
-C’est de ta faute.
-Tu me l’as souvent répété. Je n’aurais pas dû payer Fernand et Rémi pour ton anniversaire. J’espérais exorciser ton fantasme et voilà le résultat. Mais au lendemain de tes trente huit ans tu as pris seule les décisions. Fais ton examen de conscience honnêtement. J’avais senti ta curiosité pour les amours de groupes, j’ai organisé une séance en espérant chasser ton fantasme une fois ta curiosité satisfaite. Au contraire j’ai ouvert les vannes d’autres curiosités et tu t’es précipitée dans ces eaux troubles et tumultueuses aux dépens de notre vie de famille, sans te soucier de Sophie et au mépris de tes promesses de mariage.
-Tu les avais payés. Combien?
-Un cadeau n’a pas d’étiquette de prix. En contrepartie ils m’ont signé un document qui leur interdit de te toucher.
-Si tu crois qu’ils se gênent. Je les soupçonne même d’aiguiller mes candidats vers les autres filles pour m’obliger à me soumettre à des fantaisies répugnantes ou douloureuses. L’autre nuit quelqu’un avait mis un écriteau « occupé » sur le rideau de mon alcôve et les hommes cherchaient ailleurs. Mais quand Rémi ou Fernand s’ennuient, ils viennent me baiser. Je leur plais et Fernand veut te faire plaisir! Il me dit
-Encaisse ça ma cochonne, c’est de la part de ton jules. Il sera content et fier de savoir combien tu excites les hommes.

Il va toujours à la même allure, sans à coups, me pince les côtes, aspire mes tétons, gratouille mes aréoles. Il me lime longuement, me tourne sur le dos, puis sur le ventre. Son plaisir le plus grand est de m’entrer dans le vagin puis de forcer mes fesses, de rentrer devant et de retourner derrière. Il me prend en levrette , va d’un trou à l’autre, appelle des témoins. Ceux-ci doivent me caresser partout, je sens des mains partout, des doigts dans l’orifice vide. Et quand il veut me faire jouir il fait intervenir un complice qui plonge en moi son pénis et un autre qui chevauche mon visage pour que je le suce. Le troisième remplace le second, un quatrième se sert de ma bouche. C’est sans fin avec un seul permanent, l’infatigable Fernand.

Comme je lui ai emprunté de l’argent, il se permet maintenant de se montrer un peu sadique: avant de jouir de plaisir, il aime me faire souffrir et crier:
-Allez, ma chérie, gueule, il faut mettre un peu d’ambiance.

Pour y parvenir il laisse la place à Rémi et à sa terrible matraque. Celui-là me prenait par devant. Un jour après avoir bu et m’avoir fait boire, il m’a noyé l’anus de vaseline, m’a agenouillée devant un fauteuil, deux acolytes m’ont maintenue et Rémi, sans entendre mes protestations, insensible à ma douleur a franchi ma porte étroite, s’est installé dans mon rectum. Et il a pompé en me disant que tu serais content d’apprendre mes progrès.
-Et tu ne peux plus te passer d’eux. S’ils usent de toi, malgré le contrat, considère qu’ils sont tes débiteurs, tu ne leur dois rien. En résumé, si tu retournes au club, tu perds la garde de notre fille et je demande le divorce. Ou bien nous procédons ensemble à un grand nettoyage de la maison, tu renonces à tes habitudes, et nous faisons une ultime tentative de vie commune.
-Pourquoi m’as-tu dénoncée à cet assistant social?
-Le premier signalement ne vient pas de moi. Il était sur notre piste. Si tu doutes de moi à ce point, va vite au club, livre-toi à tes scènes croustillantes pour sadiques invétérés et bonne chance. Il y a deux mois, quand tu as pris tes engagements, j’ai compris que je te perdais. J’ai donné mon préavis de départ au propriétaire. Dans un mois je quitte cette maison et tu pourras passer au club toutes tes journées et toutes tes nuits non stop.
-Toi tu as une copine et tu essaies de me faire porter le chapeau. Bon tu me donnes cent euros que j’y aille.
-La porte est ouverte. Adieu. Nous perdons notre temps.
-Si je reste avec toi, tu me feras l’amour?
-Quand tu ressembleras physiquement et mentalement à la femme que j’ai épousée.
-Que reproches-tu à mon physique ou a mon mental?
-Tu n’as plus de seins, plus de cul, on peut compter tes côtes, tes hanches ont fondu, ne sont que peau qui gode sur des os apparents, tes yeux sont noyés dans le fond de tes orbites, tes lèvres ressemblent à des bords de pot de chambre, tu te voûtes, tu marches en canard, ton string ne cache pas le gonflement excessif de ta vulve trop sollicitée et tu dois être affligée d‘hémorroïdes externes répugnantes et internes insupportablement douloureuses: ça te suffit? Regarde-toi dans le miroir, ouvre les yeux sur toi! Et ouvre les yeux, regarde autour de toi, chaque pièce est à l’image de ton physique et de ton mental.

Qui t’a dit tout ça. Tu as interrogé mon médecin? Tu sais ou tu joues aux devinettes?
-Tu as passé une visite médicale? Dis-moi que je me trompe, que tu es en excellente santé et je ne te croirai pas. Il y a ce qui saute aux yeux et ce qu’on peut logiquement déduire des apparences et des comportements.
-Tout ça pour m’annoncer le divorce.
-Où est passée la femme solide et fière, bien en chair, respirant la santé, gaie que j’adorais, respectais et honorais allègrement, si belle, si tendre, si attirante? Qu’est devenue ma ménagère active, fière d’entretenir son intérieur, la mère soucieuse d’élever sa fille, de suivre ses succès scolaires? Je n’ai plus d’amoureuse, elle est devenue folle de sexe et de cul, d’exhibition et de vie de débauche nocturne. Il y a deux jours Fernand s’en est pris vertement à moi au travail:
-Pourquoi fais-tu des misères à Emma, disait-il? Elle dépérit, arrive en retard, les yeux rouges, n’a plus d’entrain, attriste les hommes, les éloigne, passe des heures à attendre des types qui n‘en veulent plus, ne ramasse plus que les paumés. Tu es devenu fou d’abîmer une si belle marchandise.
-C’est faux.
-Voilà ce que tu es devenue à ses yeux, une marchandise pour libidineux argentés, abandonnée au rebut du club. Mais que pensent les institutrices de Sophie? Tu t’en moques comme tu te moques de ce que je vis ou pense. En fait, à cause d’un fantasme et d’un accident, sans considération pour notre mariage ou mes souffrances, tu t’es affranchie de toutes tes obligations, de toutes les limites habituelles pour poursuivre une chimère dans cette tenue indécente. Les époux se doivent fidélité et assistance: tu l’as oublié. Je m’en vais donc
-Tu constates que je vais mal, tu m’accables et tu me laisses tomber. Tu t’en vas et tu demandes le divorce. Il est beau ton amour.
-N’inverse pas les rôles: qui découche habituellement, qui va écarter les cuisses et se rouler sur des matelas avec des inconnus ou des amis de rencontre, qui refuse de faire le ménage ce soir dans cette pétaudière et préfère aller se faire pincer les nichons jusqu’à ces bleus qui marquent ta peau; qui s’apprête sans remords à se faire enlever dans une dizaine d’heures une enfant qui avait le droit d’être heureuse, qui se fout de son enfant et lui préfère le plaisir d’emboucher une verge ridée, qui délaisse et dégoûte son mari depuis des semaines en le remplaçant par n‘importe qui, en jouant la chienne en chaleur? Assume tes décisions et paie le prix de ta prétendue liberté de mœurs.
-Tu en as accumulé de la rancœur dans ton silence. C’est une situation désespérée. Le sort en est jeté.je n’ai plus rien d’autre à faire. Donne-moi cinquante euros.
- Gagne-les. Reste, mets un tablier, attrape un balai et une pelle, aide-moi à nettoyer et décide de ne plus entrer au club, renonce aux acrobaties qui singent l’amour et avançons ensemble: nous pourrons nous retrouver à trois si tu le veux.
-Qui couche avec Astrid et Denise quand je suis au club? Moi aussi je sais des choses. Elles me racontent tes exploits depuis ta guérison. Tu baises les deux ensemble sous ce toit, ou tu les reçois accompagnées de jeunes pucelles. Fernand l’a confirmé. Au lieu de me juger, réfléchis, tu ne fais pas mieux que moi.
-Si tu les crois, si leur parole a plus de valeur à tes yeux que la mienne, nous n’avons plus rien à espérer. Ils t’ont endoctrinée, lavé le cerveau et sont devenus tes bergers, tes guides, leur parole est parole d’évangile et je suis Satan! Tu reconnais que tu participes à des orgies au club. Je nie avoir reçu ces deux femmes. Je nie avoir eu des relations adultères. Tu te réfugies derrière les mensonges de ceux qui t’exploitent pour justifier encore ta conduite. C’est tout ce que je peux dire. Devant un juge, ils auront du mal à prouver ce que tu crois parce que ça te plaît de le croire.
-C’est bien vrai? Ni l’une ni l’autre? Comment savent-elles que tu as une tache de naissance là, au-dessus de la verge?
-Souviens-toi de ton cadeau d’anniversaire, elles étaient là, la trace de leur rouge à lèvre décore les verres de champagne qui traînent sur la table. Nous nettoyons ou tu les rejoins?
-Et si je n’y vais plus qu’une fois par mois, tu divorces ?
-Oui. Ni une fois par semaine, ni une fois par an. Si tu quittes cette maison ce soir, tu es à la porte.
Si Sophie ne vit plus ici à cause de ton prurit vaginal, je ne te connais plus
-Par quoi commençons-nous?
-Oh! Merci. Appelons l’assistant social. Où ai-je posé sa carte de visite?
-La voici.

Nous l’appelons et nous lui annonçons notre accord. Il accepte de patienter et de reporter à demain une nouvelle visite pour faire le point.

Et maintenant?

Nous prenons des sacs poubelles et jetons en les triant boîtes, vieux journaux. Nous gardons le courrier. La vaisselle nettoyée retrouve sa place. Au salon nous effaçons les traces de l’anniversaire. Etonnamment Emma retrouve sa vitesse d’exécution. Nous ramassons, alignons sur les étagères. La machine à laver fournit le sèche-linge. Les lits reçoivent des draps frais. Le plus gros est fait à minuit, nous pourrons recevoir l‘assistant. Reste le plus délicat.
-Acceptes-tu d’effacer toutes les traces de ces deux derniers mois de manière à repartir sur des bases propres, de manière à ne pas avoir continuellement sous les yeux des objets qui nous rappellent ces heures sombres pour moi, même si tout n‘a pas été noir pour toi?
-Oh! Oui. Je veux oublier et retrouver notre vie d’avant mon anniversaire de sinistre mémoire pour toi
Mais où y a-t-il encore des traces? Je n’en vois plus.
-Ouvre les tiroirs de ta commode. Je te prie de te séparer de toute la lingerie exotique ou sexy achetée depuis cette date pour attiser la concupiscence des habitués de ce club maudit.
-Oh! Non. Il y en a pour une fortune. Pas ça, s’il te plaît. Tiens jette ces paquets de lettres et de déclarations d’amour, mais pas cette lingerie fine. C’est doux, c’est beau, ça m’a coûté les yeux de la tête. Pour les acheter j’ai emprunté, mendié et fait des choses honteuses.
-Je comprends, tu leur as attribué de la valeur pour cette raison. Voudras-tu te souvenir avec nostalgie des circonstances de leur acquisition et revivre chaque fois les souvenirs qui s’y rattachent, auxquels tu ne veux ni ne peux te soustraire. Ces sous-vêtements ont servi, ont excité des amants de passage et quelques fans tordus; leur valeur marchande est quasi nulle. Veux-tu me rappeler en les portant devant moi, ces doigts et ces bouches d’hommes qui les écartaient pour embrasser et fouiller ton ventre, pour sucer tes tétons ou pour te pénétrer. Veux-tu continuer à rêver que ça pourrait recommencer chaque soir. Ton attachement est sentimental, leur vue te rappelle une période agréable de ton existence, des sensations et des expériences sexuelles fortes, une période encore heureuse et sans moi et dont le regret entretenu par leur présence finira par te précipiter sous les coups de bites de tes indispensables baiseurs? A quoi bon discuter, je suis las ?
-C’est un peu ça. J’ai connu de bons moments, dont ils sont les compagnons et les témoins. Mais ce ne sont que des objets inanimés.
-Tu as 38 ans, à cause de ce que nous venons de vivre pendant les dernières semaines, nous sommes au bord de la séparation de notre couple et de la perte de notre enfant, mais tu n’acceptes pas de te séparer des souvenirs de ce qui a miné notre vie. Ces deux mois ont plus d’importance à tes yeux que toutes les années antérieures vécues avec moi et Sophie. Excuse-moi, je te croyais guérie, tu as fait cette nuit beaucoup d’efforts, je t’ai admirée, mais voici notre pierre d’achoppement. Garde tout ça, tu en auras besoin pour fréquenter le club. J’en tire malheureusement la conclusion que tu veux agiter sous mon nez le chiffon rouge des courses de taureaux. Ton passé récent te tient, tu veux me le rappeler en portant tes attributs de femme libérée: nous ne pouvons plus retrouver nos valeurs. Je renonce.
-C’est quoi ce charabia? A cause de quelques chiffons tu repars dans ton délire et tu veux de nouveau divorcer? Je voulais les garder pour te plaire. Mais il vaut mieux les jeter sans regret: poubelle. A une condition toutefois, chasse mes démons en m’embrassant tout de suite. Attends, j’ai oublié les derniers, ceux que je porte, au feu! D’un clic le soutien-gorge libère les seins, elle se baisse pour se dégager de la ficelle qui barre son ventre et son dos.

Elle est nue. Ca fait deux mois que je ne l’ai pas vue ainsi. Je ne crois pas avoir exagéré la peinture de son état de dégradation physique. Je ferme les yeux, lui tends les bras et nous nous retrouvons dans un baiser timide.
-Regarde-moi. C’est vrai que j’ai tellement changé? Tu as voulu me faire mal ou tu penses ce que tu m’as dit de mon aspect? Tu pleures. C’est donc vrai? Je t’ai fait aussi mal. Ce n’était pas ce que je voulais. Embrasse-moi encore, c’est si bon. Tu es si tendre, si doux. Les autres croient qu’il faut forcer, faire mal, faire crier pour se montrer viril. Voilà ce que je cherchais, la gentillesse, la chaleur, le respect, le véritable amour. Folle, j’ai failli te perdre pour un rêve stupide. Aime-moi et tu retrouveras ta femme, comme tu l’aimais. Encore, embrasse-moi. -Je suis heureux et désolé
-Sois franc, regarde-moi bien et dis-moi tout.

Elle tourne sur elle-même lentement. Le visage est émacié, menton en pointe, les cheveux cassants, les ongles aussi sous le vernis. Les seins pendouillent lamentablement vidés. Cuisses et fesses sont méconnaissables. Emma me regarde, anxieuse. Je suis gêné de l’observer à la façon d’un maquignon. Elle s’allonge sur le lit. Veut-elle faire l’amour? Dieu, les petites lèvres tombent en cascade, écartent les grandes exagérément enflées, elles ont été massacrées par l’abus des gros calibres et un usage immodéré et brutal, par des succions sans fin, par l’exploration de plusieurs doigts, par des jouets trop gros.
-A ce point? Certains m’ont introduit une main entière, jusqu’au poignet et s’amusaient à me faire hurler à la cave. Lundi Fernand a voulu savoir si j’étais capable de supporter des pinces porteuses de poids de plomb accrochées à mes lèvres. Ca m’a fait mal, mais j’ai résisté. Il m’en a accroché aux seins avant de me fouetter légèrement les fesses. Aujourd’hui il devait taper plus fort, m’habituer à dominer la douleur avant de montrer le numéro à quelques sadiques qui le paient bien, seuls admis dans la salle de la cave.
-Et c’est pour ça que tu avais peur d’être en retard? Ils t’ont détraquée, rendue maso!
-Plus j’avais de retard, plus j’étais punie. Et puis je voulais me venger de ton indifférence et de ta préférence pour Astrid. Je voulais souffrir pour expier et te faire souffrir parce que Fernand racontait à tout le monde que tu me trompais. Et je ne supportais pas cette idée.
-Mais c’est dément. Tu recherchais la souffrance? Ils t’ont abrutie, ramolli le cerveau, réduite en esclavage et tu voulais y retourner? Tourne-toi que je voie les traces du fouet. Et là! Les hémorroïdes internes sont sorties de plus de deux centimètres, ton anus est retourné et forme une bosse. Comment est-ce arrivé?
-C’est Rémi, avec son gros engin, il s’amusait en dernier à me sodomiser à sec et se faisait relayer par un aide. C’est extrêmement douloureux. Quand il me quittait, j’avais l’impression qu’il allait me mettre à l’envers, me retourner comme un gant.
-Pourquoi ne m’as-tu rien dit?
-Ils prétendaient agir sur tes ordres, pour me dresser et m’apprendre à vivre. Ils prétendaient aussi que tu me reprendrais le jour où tu constaterais au club que j’ étais vraiment soumise. Si le corps accepte, la volonté doit plier disait Fernand. Ton mari va nous bénir de savoir t’apprendre à obéir.
-Comment as-tu pu les croire? Tu me délaisses pour vivre libre et tu admets de devenir esclave?
-Tu m’avais livrée à eux le jour de mon anniversaire. Alors, plus rien ne m’étonnait, surtout que tu refusais de m’écouter, enfermé dans ta chambre.
-Quel malentendu, quel gâchis. Pardonne à ton abruti de mari. Je vais te faire soigner. Quand tu iras mieux nous serons heureux, je te le promets.
-Mais près de toi, je suis heureuse. Tu ne laisseras pas partir notre fille, jure-le.

Le lendemain Fernand m’a demandé pourquoi il n’avait pas vu Emma cette nuit où on la réclamait pour son nouveau spectacle. Nous portions à deux une lourde plaque de fonte. En marche arrière il a malencontreusement heurté un obstacle, j’ai lâché maladroitement ma partie sans le faire exprès. La plaque lui a écrasé les bijoux de famille, la chute sur le coccyx l’a partiellement paralysé. Mon bon copain a deux jambes dans le plâtre et devra se déplacer en fauteuil roulant. Comment Astrid va-t-elle vivre sans ses exploits sexuels? Au club elle a des consolateurs pour se divertir. Rémi a quitté son entreprise en deux jours et s’est trouvé un emploi à l’autre bout du pays. A-t-il cru que j’avais volontairement estropié son pote? Denise trop attachée aux traditions locales et à la fréquentation du club a refusé de s’exiler, elle m’a dit être sure que jamais je n’aurais fait intentionnellement du mal à son ex, je suis bien trop gentil garçon. Elle m’apprécie beaucoup et si je veux, pendant la convalescence d’Emma….Vous voulez un dessin? Ce serait celui de son clin d’œil obscène.

Il a fallu du temps, de la patience et de l’amour pour guérir les plaies, pour oublier et pour rebâtir notre couple. J’y ai mis toute la tendresse dont j’étais capable, Emma semble se remettre de l’épreuve. Nous avons beaucoup parlé pour évacuer la douleur morale et nous avons réussi à retrouver le plaisir de faire l’amour comme un couple normal.

La plus heureuse s’appelle Sophie. Elle dessine sa maman et son papa avec Sophie devant une maison blanche aux volets verts surmontée d’un éclatant soleil jaune. Pourquoi a-t-elle dessiné un ventre rond à sa mère?


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